Et non ce n’est pas la bète à Justin Trudeau que j’ai aperçu sur une affiche au dessus du mot constitution mais bien celle de Daniel Turp… une conférence sur la constitution québécoise, qui l’eu cru… en sortant d’un cours de méthode… fallait que je me change les idées !
D’abord, j’aimerais souligner que je ne sais pas pourquoi, mais Daniel Turp, il me semble plutôt sympathique… en plus, les éléments de sa vision de la constitution québécoise correspondaient assez bien à la lacune que je perçoit trop souvent dans le projet souverainiste, c’est-à-dire le comment du processus… de l’indépendance j’entend, pas le comment du référendum, ça je m’en fou… je laisse ça aux freaks qui ont putché Landry.
Bon d’accord je m’écarte un peu… après les fleurs, le pot:
M. Turp a débuté sa conférence avec une jolie approche qui sonnait assez : je vais vous expliquez la ligne du parti et pourquoi la position qui fut voté pendant la saison des idées est la bonne et pourquoi l’exécutif du PQ avait donc raison.
Avant le contenu, faut bien discuter de la forme… ainsi, même si elles avaient suscité un beau débat et qu’elles étaient agréables à entendre, les approches prônant un référendum sur la constitution ne pouvaient être retenues parce qu’elles contribuaient à faire dévier le débat sur la souveraineté vers un débat sur des articles de lois trop précis qui pourrait contribuer à faire avorter le projet de pays…
M. Turp en savait quelque chose. De son propre aveu, c’est en démolissant les articles spécifiques du projet de Charlottetown que les souverainistes sont parvenus à faire passer le NON… alors ils ne déposeront pas une consitution pour se faire servir la même médecine… je trouve ça logique, un point Daniel Turp, correct pour la ligne du parti, je continue à écouter, ça parait crédible… la ligne du parti ne m’a pas trop “buzzée”.
Bon désolé, “buzzée”, c’était une facile… restons sérieux… je poursuis.
Daniel Turp a insisté sur quatre points principaux devant être prise en compte dans le cadre de la rédaction de la future constitution québécoise:
Son accessibilité et sa brièveté afin de pouvoir utiliser la contitution comme “outil citoyen”
La présence des principes qui fonderont l’État souverain du Québec
Confirmation des droits fondamentaux présents dans les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés
Établissement des institutions de transition
AH oui AH oui ! qu’est-ce qu’on fait avec les institutions ??? … On les change pas… enfin, par pour tout de suite… vous savez, c’est une constitution de transition… faudrait pas être divisif avant le VRAI débat… le changement de régime, on verra ça après la souveraineté…
Ok, on prend la peine de construire une constitution transitoire mais on y intègre pas le futur régime politique du Québec. Bon, j’ai rien compris. Du moment qu’on est pour le développement durable… l’essentiel est couvert, le reste, c’est divisif.
Désolé, j’oublie La question essentielle … Qu’est-ce qu’on fait avec le lieutenant-gouverneur ??? … faut garder le sujet assez flou… pour pas trop montrer le future régime politique… pendant la transition, on va l’appeler Chef d’État… mais M. Turp prenait nos commentaires sur le sujet… c’était le coeur du problème vous voyez…
Chose certaine, le rôle de ce “titre” va demeurer symbolique… me voilà rassuré…
Bon… je vous épargne le reste … L’idée essentiel, c’est qu’il faut réhabiliter le principe de constitution dans le débat public… histoire de mettre un peu de concret dans le projet souverainiste… d’expliquer comment les tribunaux seront formés après la souveraineté et ce qui arrivera avec les pauvres députés fédéraux du Québec…
Ah oui : deux questions de la salle :
Ça va être quoi les coûts de tout ça ???
et un autre qui s’inquiétait que la constitution soit trop à gauche…
Je demande un peu de pertinence dans la salle…
Bon à partir de maintenant je vais courir les conférences de Benoît Pelletier histoire de me vautrer dans la neutralité …