Tetoine’s Palace


Pourquoi la recherche prend des heures…
février 22, 2007, 10:44
Classé dans : Bribe du quotidien, caricature

Il y a des surprises parfois inexplicables que Google nous réserve… ces nombreuses découvertes au fil de recherches des plus sérieuses sont souvent la source de pertes de temps infinies… ce qui explique pourquoi la recherche, parfois, ça peut s’éterniser…

Un exemple ?

Je fais une recherche sur John Dewey, dans le but de connaître, par curiosité, la vie d’une des figures marquantes de la philosophie pragmatiste américaine… J’en suis rendu là pour mieux comprendre la théorie économique institutionnaliste de John Commons, dont la méthodologie s’inspire de cette approche. Bref, rien de trop soft. Enfin, je pense.

Et bien voilà qu’au fil de mes recherches, je tombe sur un moteur de recherche du nom de “Dewey” mis sur pied par microsoft… une animation assez louche, qui met en scène une femme qui réagi selon les mots que vous daignez bien rechercher…

Des heures de plaisirs.

Au fait, au cas où une féministe se cherche un scandale par la bande… si ma mémoire est bonne, l’animation antérieure de microsoft mettait en vedette non pas une femme… mais un chien. Un peu bizarre comme évolution.

C’est moins Wow que Vista…



Prêt pour les élections ?
février 19, 2007, 5:19
Classé dans : Le Blabla, caricature

caricature DEVOIR,élections provinciales 2007



Avec l’ADQ, c’est si simple…
février 19, 2007, 4:57
Classé dans : ADQ, Montée de lait ...

Vous ne savez plus quoi faire de votre parti, mais il monte dans les sondages ?

Vous avez subi une râclé aux dernières élections et n’avez pas envie de revivre ce cauchemar ?

Votre chef est un vieux-jeune qui préfère le clip-média populiste aux idées politiques bien articulées ?

Dès qu’il est question de défendre votre plate-forme électorale, tout s’effondre autour de vous ?

Vous vous demandez quoi faire pour la prochaine campagne, car il vous faut éviter ces nombreuses embûches ?

Changez de logo, voyons ! C’est si simple !

Voyez www.adqaction.com !



Histoire d’aquarium…
février 16, 2007, 11:30
Classé dans : Histoire d'aquarium...

Au tout début, je pensais que mon blogue allait être quelques chose d’assez sérieux… Avec le temps, on dirait bien que je n’y arrive pas… mais javoue que ça m’importe peu.

Tout ça pour dire que ma nouvelle catégorie, histoire d’aquarium,ne fait rien pour arranger les choses…

Et oui, Il y a un aquarium dans ma vie. Elle appartient à Catheryn. J’avoue qu’en terme de déclaration choc, c’est ma meilleure.

Je ne me doutais pas à quel point il peut se produire des trucs bizarres dans ces petits rectangles d’eau. Je me surprend souvent, figé, en train de regarder ce que les poissons trament…

Parfois, c’est assez comique. D’autres fois, c’est plus dramatique.

à suivre …

(Veuillez entendre une trame sonore d’Alfred Hitchcock lorsque vos yeux survolent “à suivre…”)



Les mains sales…
février 9, 2007, 1:13
Classé dans : Bribe du quotidien, Les mains sales, Sartre, Théâtre

Petit tour au théâtre en fin de semaine… Les mains sales de Sartre… un safe shot. Mais ça valait le coup. Vraiment.

J’avais déjà lu la pièce… dénichée dans une bouquinerie pendant un voyage… beau hasard de la vie disons. Une citation m’avait partculièrement marquée…et elle a pris tous son sens suite à mes implications politiques…

Voici le dilemme : Jouer les intellectuels ou se salir les mains ? …

Comme tu tiens à pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur! A quoi cela servira t-il et pourquoi viens-tu parmi nous ? La pureté, c’est une idée de Fakir et de moine. Vous les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j’ai les mains sales. Jusqu’au coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang.

-Jean-Paul Sartre, Les mains sales, 1948.



Québécois, Quebecers, une culture, une nation, blabla …
février 7, 2007, 11:07
Classé dans : Uncategorized

Les américains auront-ils le dernier mot dans les débats concernant la nation québécoise ?

Qui sait ? Grâce au Diplôme en études québécoises de l’Université de New York, tout est possible !



On s’essaye pour le Super Bowl…
février 5, 2007, 5:29
Classé dans : Le Blabla

Les Colts en 4 quarts par moins de 7 points. Trouvez l’erreur.

Pour l’élection du chel du PLC, je tiens à vous rappeler que j’étais tombé pile sur Dion avec le bon nombre de tour… on verra si la chance me sourit autant dans les prédictions sportives…



AU VOL DE SCOOP !
février 1, 2007, 8:33
Classé dans : Le Blabla

Ah ben maudit, on m’a volé mon scoop…. je savourais à l’idée d’écrire un beau petit billet sur ce blog totalement hilarent … qui, finalement, assimile à peu près n’importe quel élément de la politique québécoise à la théorie du complot et aux loges francs-maçoniennes… mais qui m’a scoopé ??? nul autre que Moooonnnsssiiieeeuuurrr Lagacé en personne…

J’oublie les francs-maçons… à partir d’aujourd’hui je cherche un blog encore plus tordu. Ça va être dur.



Une critique de l’IEDM, je la garde ici en souvenir.

Le Devoir
IDÉES, lundi 8 janvier 2007, p. a7

L’IEDM et le débat sur le salaire minimum

Sylvain Sauvé

En décembre dernier, Nathalie Elgrably de l’Institut économique de Montréal (IEDM) publiait une «note économique» sur le salaire minimum et la flexibilité du marché du travail. L’auteure tire deux conclusions de ses «recherches»: 1- une augmentation du salaire minimum accroît le taux de chômage, 2- la réglementation du marché du travail par des mesures législatives ou par la syndicalisation accroît le taux de chômage. De telles conclusions venant de l’IEDM n’étonneront personne, puisque nous sommes habitués à toujours retrouver dans leurs textes les mêmes conclusions et à toujours y lire la même rhétorique univoque et sans nuance. Voilà une raison de les analyser de plus près.

La publication de cette note arrive au moment où l’OCDE publie une étude importante sur le même sujet. Réalisée par deux économistes de l’organisation (Bassanini et Duval), l’étude couvre deux décennies (1982-2003), touche 21 pays membres de l’OCDE, et elle a pour objectif d’établir les facteurs qui influencent l’évolution du taux de chômage et du taux d’emploi. Parmi les facteurs étudiés, on retrouve, entre autres, l’effet du salaire minimum, du taux de syndicalisation et de la réglementation du marché du travail par des mesures législatives de protection de l’emploi. La démarche de l’OCDE s’appuie sur quatre éléments qui confèrent à l’exercice une rigueur scientifique que n’a pas la note de l’IEDM: l’analyse de 54 études sur ce même sujet exprimant des points de vue diversifiés; l’utilisation de données réelles sur une longue période; l’analyse de ces données par un modèle économétrique; et finalement, une interprétation impartiale et nuancée des résultats.

Les conclusions de l’étude de l’OCDE contredisent plusieurs des affirmations de l’IEDM. En effet, cette étude révèle que le salaire minimum n’aurait pas d’effet significatif direct sur le taux de chômage, tout comme le taux de syndicalisation et la réglementation du marché du travail par des mesures de protection de l’emploi. Les facteurs qui contribueraient à augmenter le taux de chômage sont le niveau des prestation d’assurance chômage, le poids des charges fiscales et sociales, et la réglementation du marché des produits (par exemple dans les secteurs tels que les transports, les télécommunications, etc.)

L’étude de l’OCDE ne s’arrête pas là. On y trouve d’autres conclusions qui déplairont fortement à l’IEDM car elles réhabilitent certaines formes d’intervention de l’État et jettent un éclairage favorable sur certaines politiques qui ne sont pas sans rappeler le modèle québécois tant honni par l’IEDM. On y apprend que les dépenses publiques dans les programmes de formation professionnelle («active labour market policies») sont un moyen efficace pour réduire le chômage, elles pourraient même compenser les effets pervers des fortes indemnités de chômage. On note que la présence d’un mécanisme de coordination/concertation centralisé sur les négociations salariales conduit à des taux de chômage plus faibles. Ce dernier élément est contraire au mantra de l’IEDM selon lequel le libre marché est préférable à la négociation institutionnelle. Sur le plan des politiques familiales et de leur effet sur l’emploi, l’étude de l’OCDE affirme que les programmes de subventions aux services de garde sont préférables à l’aide directe aux parents. En octobre 2006, dans une autre «note économique», l’IEDM proposait de remplacer l’aide aux services de garde par l’aide directe aux parents.

Certains diront que tout cela n’est encore une fois qu’une bataille de chiffres, que toutes les études se valent et que la connaissance se développe justement par cette diversité de résultats et de points de vue. Non, justement, toutes les études ne se valent pas. Celles de l’IEDM possèdent, pour la plupart, des carences fondamentales qui les discréditent: elles ne s’abreuvent qu’à des sources limitées, choisies en fonction d’ornières idéologiques et péchant souvent par «auto-citation»; leurs appuis théoriques sont simplistes ou parfois même inexistants; elles ne «s’encombrent» pas de données permettant de vérifier si leurs hypothèses sont confirmées ou réfutées par les faits, elles se limitent plutôt à émettre des opinions «auto-portantes» répétées à satiété dans des «notes économiques» que jamais aucune revue scientifique n’oserait publier. Avec l’IEDM, nous sommes généralement en présence de travaux qui relèvent de la pseudo-science et de la propagande. La vraie science économique se développe dans les universités et dans certaines institutions gouvernementales. Elle se débat dans les revues scientifiques spécialisées. L’IEDM y est absente car l’IEDM est à l’économie ce que l’astrologue est à l’astronomie: un charlatan.