Tetoine’s Palace


Contre le dégel. Pour la gratuité.
mars 31, 2007, 12:22
Classé dans : ASSÉ, CADEUL, Dégel, FEUQ, Gratuité scolaire, mouvement étudiant

Le premier bon “stunt” contre le dégel provient de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).

Plutôt surprenant. Même si la capacité de mobilisation de cette organisation étudiante est importante, cela se traduit rarement par une couverture médiatique proportionnelle.

Côté média, la FEUQ est beaucoup mieux organisée et supérieure en terme de qualité du message. Mais depuis l’annonce du dégel de Charest, les points de presse avec action symbolique, combinés à la Caravane du Gel, ne semblaient pas suffisant pour attirer l’attention des médias et positionner l’enjeu. Il faut dire qu’une couverture médiatique pendant une campagne électorale est aussi plus difficile à matérialiser. Mais même depuis 2 jours, la Feuq tente de positionner sa réaction aux élections, sans trop de succès.

La rue aura eu plus d’effet.

Surprenant ? Pas vraiment. Lorsque les caméras auront à l’oeil les actions des étudiants, l’importance de messages clairs et des lignes bien montées prendra le dessus sur la mobilisation en tant que tel. Mais en attendant, il faut savoir faire sortir les étudiants. Pour l’instant, la FEUQ traîne de la patte sur ce plan.

Ce dossier reste à suivre. Il y aura beaucoup de travail sur le terrain à faire, en préparation de la rentrée, à l’automne. Cette mobilisation était prévue depuis au moins 1 mois, et le résultat, bien qu’efficace médiatiquement, demeure modeste en terme de nombre d’étudiants.

L’ASSÉ devra poursuivre la mobilisation, mais aussi mettre sur pied une stratégie de communication qui saura rassembler des associations au delà de son propre membership.

Elle devra se doter de solide porte-parole, et résister à la tentation d’envoyer chier les médias de masse. Se doter de “lignes” clair, et tenter d’éviter, autant que possible, que la moitié du reportage porte sur une poubelle en feu…

La FEUQ, de son côté, devra se positionner sur l’éventualité d’une grève générale illimitée. L’ASSÉ a la gachette facile sur ce point et a beaucoup moins à perdre en terme de crédibilité si la mobilisation ne lève pas par la suite. La FEUQ devra, au plus vite, analyser la situation et trouver à qui tendre la main.
Même certains de ses membres n’hésiterons pas à faire fi de son plan
d’action et à joindre le plan de l’ASSÉ si le résultat n’est pas convaincant.

Qu’on le veuille ou non, la FEUQ, par sa crédibilité institutionnalisée, demeure imputable des actions et des résultats du mouvement étudiant. Responsable des gains, responsable des échecs. Mais cette fois-ci, j’ai l’impression qu’elle devra faire bien, et vite. Car positionner le dossier médiatiquement, c’est généralement une force de la FEUQ, pas de l’ASSÉ…


Liens médias sur la mobilisation:

http://lcn.canoe.com/lcn/infos/regional/archives/2007/03/20070329-160309.html

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/regional/modele.asp?page=/regions/Montreal/2007/03/29/001-Cegep-Vieux-Manif.shtml

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/03/29/002-manif_etudiante.shtml

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Grève des chargés de cours: Un Oui du SPUL, Un Non des étudiants.

LE DOSSIER :

La grève des chargés de cours semble vouloir s’éterniser à l’Université Laval. De passage au Ministère du Travail la semaine dernière, je n’ai pu m’empêcher d’aller faire un tour sur l’étage “des conciliateurs”. Le gouvernement en a mobilisé deux pour le dossier. Et pas les moindres. Quand les parties travaillent isolées, avec chacun leur propre conciliateur… c’est que la négo est vraiment à un stade critique, que la communication entre les parties ne passe pas.

L’Université est même passé en mode “sauvons la session“. Ça ressemble plus à une stratégie de négociation pour faire freaker les étudiants, mais ça, disons que c’est de bonne guerre.

LES APPUIS :

Devant le développement de ce conflit qui semble vouloir s’éterniser, le SPUL appui les Chargés et chargées de cours (CC). Un geste qui n’est pas désintéressé soulignons-le, étant donné que ce syndicat entrera lui aussi en négociation et qu’il voudra certainement maintenir l’écart de salaire avec les CCs.

Mais c’est tout de même un appui. Et important. Le SPUL n’a vraiment pas l’habitude de se mouiller.

Parlant de ne pas avoir l’habitude de se mouiller, les étudiants, eux, n’appuient pas. Ni la direction, ni les CCs. Entendons-nous, jouer les tiers partie dans un processus de négociation, c’est extrêmement stratégique et délicat. Mais c’est un pouvoir qui doit servir si on veut, justement, “un règlement rapide du conflit”, comme l’exigent l’AELIES et la CADEUL.

Vouloir un règlement rapide et ne pas user de son seul moyen politique pour influencer la négociation, je trouve ça personnelement assez incohérent comme orientation face à un dossier politique.

L’ EFFET, AU FINAL :

Ici, je ne jette pas la pierre aux officiers élus, tous ne peuvent saisir la dynamique d’une négociation collective. Et le problème est justement à ce niveau.

Les délégués chargés de donner les mandats à l’exécutif en connaissent souvent très peu sur le monde des relations de travail. Quand vient le temps de se positionner sur un appui en cas de grève, les questions qui se posent tournent autour de la “perte de la session”, de la “prise d’otage” ou encore du fait “qu’ils ont les mêmes revendications que nous”, que “ce sont nos amis” et de “l’appui par principe”.

Ce qui manque, c’est le raisonnemnt en terme d’infuence sur les parties à la table de négociation. Plus encore, d’influence sur la logique interne des parties. Si, publiquement, un appui des étudiants peu sembler anondin, à l’interne d’un syndicat, cela peut avoir une influence sur les actions à venir.

La situations des CCS:

Quoi qu’on en disent, les chargés de cours sont des travaileurs précaires, pas tous, mais une grande portion d’entre eux. Ceux qui se mobilisent présentement, qui font vivre la grève, en font certainement partie. L’avocat qui arrondi ses fin de mois avec sa charge de cours n’est pas sur la ligne de piquetage.

Lorsqu’on exerce une profession axée sur les services ou le contact humain, faire la grève, c’est “hard” sur le morale. Car entre votre employeur et vous, il y a votre raison d’être. Accepter de faire la grève c’est accepter de nuire, pour un moment, au groupe qui vous passionne et qui vous motive à vous présenter au travail, chaque jour, malgré vos conditions de merde et votre salaire minable.

Lorsque le “ras-le-bol” se présente et que vous décidez de plonger, vous aurez toujours une petite pensée pour ceux pour qui vous travaillez normalement. C’est le cas pour les infirmières face aux bénéficiaires et pour les CCs face aux étudiants. Malgré tout, vous déclenchez la grève, en espérant que ça ne s’éternise pas trop. “Ils comprendront”.

Mais voilà que le conflit prend de l’ampeur. Que le chargé de cours, coincé entre ses conditions de travail et la session des étudiants, doute. Il sait qu’il est dehors pour les bonnes raisons, mais ses étudiants lui tiennent à coeur, et il ne veut pas leur faire perdre une session.

Quand le doute se présente. Deux scénarios :

1. L’appui des étudiants se manifeste. Les CCs, encouragés, se sentant appuyés par leur raison d’être, redouble d’ardeur dans leur mobilisation et engendrent ainsi une pression accru à la table des négociations. Le besoin de régler rapidement, avant que la mobilisation ne face boule de neige, se fait sentir pour l’Université. Pour un instant, l’appui des étudiants aura permis un “boost” de mobilisation de courte durée, mais d’une plus grande ampleur, qui aura mis fin aux négos.

2. L’appui des étudiants ne se manifeste pas. Les CCs, toujours en grève, ne voulant pas “rentrer à genoux”, poursuivent la négociation. Celle-ci devient de plus en plus ardu, et la mobilisation stagne. Quand les chargés de cours se demandent s’il faut baisser les bras, craignant une perte de session pour les étudiants, les principaux intéressés ne sont pas là pour eux. Ceux qui, en Assemblée Générale, demandent un retour en classe pour ne pas nuir à leur raison d’être, se font vite rabroué par les plus mobilisés : “Notre raison d’être n’est pas là pour nous, mais nous allons continuer de nous battre”. Et la négo s’étire, et s’étire…

Choisir d’appuyer ou non, c’est choisir son scénario. Mais dans tous les cas, il y en a un qui favorise “un règlement rapide du conflit”, commes les assos le désirent…



Rencontre avec un économiste anti-autisme…
mars 29, 2007, 4:45
Classé dans : Autisme-économie, Bribe du quotidien, économie hétérodoxe

Je ne pense pas que Gilles Ravaud soit très connu au Québec. Il fut l’un des étudiants universitaires français responsable du mouvement des étudiants pour la réforme de l’enseignement de l’économie (groupe autisme-économie), mouvement qui pris par la suite une ampleur mondiale et qui eu un impact concret sur l’orientation théorique de certains départements d’économie. Au Québec, je pense que l’écho de ce mouvement à eu une influence sur l’embauche de certains professeurs à l’UQAM, mais je n’en suis pas absolument certain.

En bref, cette inititative étudiante s’opposait à l’hégémonie de la théorie néoclassique dans l’enseignement de l’économie et militait pour une révision du rôle donné aux modèles mathématiques dans cette discipline.

J’ai rencontré Gilles totalement par hasard, un co-chercheur qui travaille avec moi le connais bien. Ils organisaient ensemble une rencontre avec quelques économistes hétérodoxes pour faire le point sur ce mouvement et discuter d’un projet de manuel d’introduction à l’économie qui intègrerait certaines théories hétérodoxes en plus de la théorie néoclassique. Le but était de procéder à la sélection de ces théories et de proposer des critiques à la table des matières déjà élaborées avec la participation de M. Steve Marglin.

En bref, ce manuel constitue une réplique à un des manuels d’économie les plus vendus dans le monde, celui de Gregory Mankiw , un autre prof de Harvard.

Si c’est le genre de questions qui vous intéresse, suivez la parution de l’ouvrage, au titre encore inconnu, fin 2008 début 2009.



QS et la chute du PQ…
mars 28, 2007, 5:08
Classé dans : L'actu, sérieux là!, PQ, Parti québécois, QS, Québec solidaire

A priori, je ne voyais pas vraiment de lien avec la chute du PQ et l’émergence de Québec Solidaire. D’abord à cause du peu d’impact que QS a eu sur la campagne et aussi à cause du faible pourcentage de votes récoltés.

Je pense que les problèmes du PQ sont loin d’être uniquement reliés à l’émergence d’un tiers parti de gauche.

Par contre, cet article sème un doute dans mon esprit.

La défaite de Jean Charest et douze comtés de plus pour le Parti québécois, ça signifie le PQ au pouvoir, une opposition libérale sans chef et Mario Dumont à 33 sièges.

Vraiment mais vraiment pas le même scénario.

Bof, Québec solidaire aura peut-être seulement accéléré la réflexion du PQ après tout…



mars 28, 2007, 1:58
Classé dans : L'actu, sérieux là!, élection

Ok. Résultats électoraux plutôt surprenant. Positivement pour les uns, négativement pour les autres.

Aujourd’hui, je prépare un exposé pour un séminaire ce soir, mais je reviendrai sur ces résultats bientôt.

Patience !



Mesurer la révolution.
mars 27, 2007, 1:32
Classé dans : L'actu, sérieux là!, abstentionnisme, politique

Pour un très mini débat sur l’abstention, voir pabsta.

Je vous ai déjà parlé de cette campagne “nous on vote pas“. C’était ici.

Ils ont fini par mettre un vidéo sur youtube…

Pas si mal, même si je n’arrive pas à lire ce qui est écrit sur les images et que je ne comprend pas pourquoi ça fini avec un petit beat qui sonne comme: Arachide, arachide arachide !

Il y a peut-être la un message subliminal que je ne pige pas.

Voyez-vous-même:

Bon. Ce qu’il y a de bien avec les élections de demain c’est qu’il sera possible de “mesurer” l’impact de cette campagne, dans un contexte où les élections devraient normalement obtenir un bon taux de participation.

Dans mon comté, le travail a quand même été bien fait. Pas de pitié, pour aucun candidat. Même le candidat de QS s’est retrouvé avec un sticker rouge sur le portrait. La pancarte des verts dont je vous avais parlé ici a eu droit à une petite retouche, un “pas” ajouté au crayon marqueur. Message final “Je vote pas”, sur fond vert. J’avoue que comme ça, je ne pouvais plus me tromper, daltonisme ou non…

En théorie, si une campagne a été bien orchestrée, que la mob a bien fonctionnée, avec les beau ti site web, le beau ti vidéo, les beaux ti sticker, et les belles tites comms-média, si le message passe, il devrait y avoir un impact. Quelconque. Me semble.

Or, dans ce genre de campagne mené par une gauche plus que gauche (dans les 2 sens), il est souvent difficile de mesurer l’impact de telles idées plus “radicales”. Pourquoi ? parce que les propos et les campagnes de la gauche plus que gauche sont souvent en parallèle avec un équivalent réformiste quelconque. Je pense par exemple à l’ASSÉ dans le mouvement étudiant. Difficile de mesurer son impact et surtout son imputabilité par rapport aux résultats que le mouvement étudiant obtient ou n’obtient pas.

Demain, la campagne “nous on vote pas” n’aura pas d’équivalent réformiste sur qui mettre la faute si jamais la mobilisation s’écrase ou si les résultats ne sont pas là. Pour cette raison, j’ai bien hâte de voir s’ils vont “livrer”.

Dans le cas contraire, advenant un taux de participation plus élevée qu’aux élections de 2003, ce sera une belle leçon d’humilité pour les “rois de la mob”.

à suivre !



Pas de lapsus
mars 27, 2007, 12:47
Classé dans : Jean Charest, Le Blabla, PLQ

Élections 2007:

Charest espère un gouvernement “majoritaire, fort et libéral”

Pas de lapsus cette fois-ci pour l’ancien premier ministre du Québec. Ça aurait été drôle.

Note: (J’ai écris ancien moi là ?)

MISE À JOUR (27-03-07): “Ancien”, c’était un lapsus :)



Un mystère de moins…
mars 25, 2007, 1:32
Classé dans : Bribe du quotidien, caricature

Ah. Je viens de comprendre pourquoi mon sac d’école est si lourd depuis 4 jours, et que mon essai sur les formes d’identité au travail n’avance pas…

merçi PHD comics !




Repérage de cellulaire par satellite …
mars 24, 2007, 9:00
Classé dans : humour

Ça, ça donne la chair de poule…

Comique pour retracer un ami, mais imaginez-vous le potentiel derrière ce simple outil web ?

Through GPS and Satellite, you can pin point your cell phone location…

http://www.sat-gps-locate.com



Test du add-on “performancing”
mars 22, 2007, 6:44
Classé dans : Blogogestion, blog, blogue, technique

Petit test avec un add-ons de firefox… pour écrire mes billets directement à partir du browser… l’image, ça doit être parce que je suis visuel…


Verdict: pas pire, mais je ne peux pas placer l’image où je veux… ça viendra avec l’expérience je suppose…