Tetoine’s Palace


Le parti de la rue…
mars 22, 2007, 11:50
Classé dans : L'actu, sérieux là!, PQ, QS, Québec solidaire

Le FRAPRU envahit les bureaux de campagne de Nicolas Girard, député du PQ dans Gouin. La revendication : plus de logements sociaux.

Cette tactique n’a rien de particulièrement originale pour un groupe de pression issue du milieu communautaire. D’ailleurs, le FRAPRU a exercé une pression constante sur plusieurs candidats durant la présente campagne dans le but de faire bonifier les engagements en matière de logements sociaux.

Mais cette tactique prend tout son sens dans le contexte de l’existence d’un parti de gauche électoraliste comme Québec solidaire.

Lorsque l’on sait que François Saillant est porte-parole du FRAPRU et candidat dans rosemont pour Québec solidaire, il y a lieu de s’interroger sur les réelles intentions de ce genre d’action.

Est-ce un hasard si le FRAPRU a choisi le compté de Gouin ? Certainement pas.

Nicolas Girard est bien entendu porte-parole de l’opposition en matière d’habitation, mais il est aussi candidat dans un comté où il affronte Françoise David, une “des” “chefs” de Québec Solidaire. Quel chapeau portait Nicolas Girard en campagne électorale ? Pas celui de porte-parole de l’opposition.

Pour Québec Solidaire, faire déraper une organisation électorale de comté, dans le but de favoriser un candidat dont le parti n’a pas les moyens de mettre sur pied une telle machine, c’est se donner les moyens de se battre à armes égales.

En fait, ce genre d’action, bien coordonné, permettrait probablement à Québec solidaire de se positionner réellement comme le “parti de la rue”. Imaginez, au jour J, des tonnes de militants du milieu communautaire qui occupent, avant ou après être allé voter, les locaux électoraux des autres partis chargés de faire le suivi de la sortie du vote… il y aurait de quoi remettre en question les traditionnelles techniques de pointage…

Entendons-nous bien, Québec Solidaire ne possède ni la capacité de mobilisation, ni l’organisation pour mener à bien de telles actions à l’échelle provinciale.

Entretemps, elle ne fait que se positionner comme une organisation purement électoraliste qui utilise certains militants pour agir stratégiquement dans un comté ciblé en particulier. à mon sens, sans perspective à grande échelle, cette tactique devient plutôt “cheap shot”, surtout si elle est dirigé contre le parti québécois.

Faudrait-il rappeler au progressiste, écologiste, altermondialiste et alouette de Québec Solidaire que d’autres partis sont plus idéologiquement opposé que le PQ à leur projet de Québec égalitaire ?


3 commentaires jusqu'à présent
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En passant, le FRAPRU a aussi occupé les bureaux de campagne de Jean Charest.

Comment par Nicolas

Voià qui nuance bien mes propos. Mais soyons clair: je ne suis pas opposé à cette tactique, elle pourrait même constituer la culture politique propre de QS. Seulement, il faut en accepter les conséquences.

Comment par tetoine

Je ne veux rien enlever à François mais son militantisme à QS est un choix strictement personnel. Moi je suis libertaire et je suis président du C.A., pourtant personne ne dit que le FRAPRU est anars…

Comment par Nicolas




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