Tetoine’s Palace


Incident isolé ou début d’une réaction en chaîne ?
avril 28, 2007, 11:22
Classé dans : L'actu, sérieux là!

Il fallait s’y attendre.

Les tensions syndicales commencent (ou recommencent, ou se poursuivent) suite aux négociations dans le secteur de la construction.

Un chantier d’Hydro-Québec fermé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Plus de détails ici.

S’agit t-il d’un incident isolé ou du début d’une réaction en chaîne sur les chantiers ? Ce dossier demeure certainement à suivre.

Même si elle peut écarter la FTQ-construction et négocier au nom de tous parce qu’elle représente  la majorité des travailleurs, l’alliance syndicale (CSN-CSD-Inter) demeure beaucoup moins représentative des métiers stratégiques sur les chantiers de construction. Les métiers qui peuvent réellement augmenter le rapport de force et aller jusqu’à faire fermer le chantier.

Sur ce point, la FTQ domine encore sur le terrain. Si l’entente ne plait véritablement pas à une majorité de membres FTQ-Constr. et que ce syndicat décide de passer un message en vue des prochaines négos, ça pourrait déraper. Il y a un paradoxe en ce moment, parce que ceux qui négocient sont moins bien organisé côté mobilisation que ceux qui ont été écarté de la table.

Note: La FTQ ne fait pas partie de l’alliance syndicale qui négocie, je ne sais pas ou le journaliste est allé pêcher ça.



Le Soleil, le dégel et Annie Morin.
avril 27, 2007, 3:56
Classé dans : Montée de lait ...

Avec la direction que prenne les éditorialistes et la presse en général sur le dossier des frais de scolarité, j’ai l’impression que des articles “bien ficelés” (!) comme ça, on va malheureusement en voir de plus en plus souvent.

l’attaché pol nous donne son avis sur le sujet ici. J’abonde en sons sens, vous l’aurez deviné.

Je connais Annie Morin et je dois avouer qu’elle ne fait pas partie des journalistes que je considère en mesure d’écrire des “perles”. Le petit moule construit de la journaliste qui ne semble pas vouloir trop en faire et qui se colle au pouvoir en place lorsqu’elle doit couvrir un évènement. Voilà l’impression qu’elle m’a souvent donné.

Mais bon, je lui laisse le bénéfice du doute en raison des conditions qui entourent aujourd’hui le travail journalistique. Le sujet à 10h00, le papier à 3h00, le topo pour demain, gogogo. J’espère que personne ne s’attend à ce qu’un esprit critique se développe au passage…

Dernier petit point… remarquez le titre de l’article : 

LE DÉGEL DES DROITS DE SCOLARITÉ VU PAR UN ÉCONOMISTE

On dirait qu’on pourrait lire vu par Dieu, ou vu par “The Lord”, et on aurait la même impression.

Voilà un beau complexe journalistique (et même de société) :Tout le monde a donné son opinion sur le sujet mais silence!, l’économiste va parler.

J’en ai plus que marre de ce pied d’estale que l’on donne à une discipline d’étude parmi tant d’autre.

Vive les économistes. Oui. Vive ceux qui ont compris comment leur champ d’étude s’articule avec la sphère politique et sociale de notre société. Vive ceux qui ne croient pas à ces “forces” et à ces “lois” immuables qui font que les citoyens n’ont plus le pouvoir de dire un mot sur ce qui les entourent.

Ces économistes là, ils existent, et je les salue.

Mais trop souvent, ils sont éclipsés, parce que minoritaire (ou plus discrets) par des gourous qui ne font que souiller l’essence même de leur discipline.

Bon, j’ai dérapé… mais ça fait du bien une fois de temps en temps.

Je quitte le Québec pour une semaine. Au retour, je replonge dans la blogosphère plus assidûment.

À bientôt!



Prêt pour le second tour…
avril 22, 2007, 5:37
Classé dans : Le Blabla

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En attendant dimanche…
avril 21, 2007, 9:56
Classé dans : L'actu, sérieux là!

En attendant dimanche, voici une chronique intéressante sur la présidentielle française…

Tiré du Devoir.

Les trois crises
Christian Rioux
Édition du vendredi 20 avril 2007

L’élection présidentielle française, dont le premier tour aura lieu dimanche, apparaît déjà comme un point tournant de l’histoire récente de la France. Après 12 ans d’une présidence dont les observateurs s’entendent pour dire qu’elle fut celle de l’inaction, il se pourrait en effet que se lève à l’horizon un vent de renouveau.

Cet air frais transpire déjà dans la personnalité des trois principaux candidats. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou revendiquent tous une certaine rupture par rapport à la politique attentiste et frileuse des dernières années. Leur âge est aussi un signe de rupture avec la gérontocratie française. Fait exceptionnel sous la Ve République, Royal et Sarkozy n’en sont qu’à leur première candidature. Enfin, comment ne pas se réjouir qu’une femme puisse demain prétendre aux plus hautes fonctions de l’État?

Mais encore faut-il avoir une idée claire des problèmes qu’affronte la société française.

La France est une société en crise, c’est devenu un pléonasme de le dire. Peu de pays démocratiques ont connu dans leur histoire récente trois semaines d’émeutes comme celles qui ont embrasé les banlieues françaises en novembre 2006. Peu de classes politiques ont connu un désaveu comme celui du non au référendum sur la Constitution européenne. Peu de sociétés ont vu l’extrême droite se hisser au second tour d’une élection présidentielle comme en 2002. Peu d’États modernes ont connu une faillite de l’appareil judiciaire comme celle qu’a révélée le célèbre procès Outreau. Peu de dirigeants ont traversé autant de scandales de corruption comme ceux qui n’ont jamais été élucidés au milieu des années 90.

La première crise française est celle de l’emploi. La France connaît depuis une vingtaine d’années un chômage de masse qu’aucun gouvernement n’a été en mesure de repousser durablement sous la barre des 10 %. Mais ce n’est pas tant le nombre de victimes qui caractérise ce chômage que sa durée moyenne. Alors qu’un chômeur québécois demeure en moyenne sans emploi quelques mois seulement, le chômeur français connaît des périodes d’inactivité de plus d’un an. En réalité, le chômage français crée des «exclus», comme on les appelle en France. Ces «exclus» sont vite mis à l’écart du monde du travail, du logement normal, des centres-villes et de la vie sociale. Au moindre chèque sans fonds, on leur enlève même le droit d’avoir un compte en banque. Comme l’a écrit l’universitaire ontarien Timothy Smith dans La France injuste (éditions Autrement), le pays a «choisi» le chômage comme solution à ses luttes intestines entre corporatismes et groupes d’intérêt. Il existe en France une sorte de pacte implicite, aujourd’hui rompu, qui veut que l’État offre à ses pauvres des conditions pas trop inacceptables en échange d’une sorte de résignation devant le marché du travail.

La deuxième crise française est une crise de la confiance. À cause des mensonges de la classe politique, de quelques cas de corruption jamais élucidés, de la langue de bois et d’un manque de transparence, le pays vit une crise démocratique. Il existe peu de pays européens où la population a si peu confiance dans sa classe politique. Cela se reflète dans l’abstention croissante aux élections et dans l’importance du populisme d’extrême droite et d’extrême gauche lors des scrutins. «Tous pourris» est un jugement qu’on entend partout en dépit de l’honnêteté de la plupart des politiciens. L’archaïque cumul des mandats, les ingérences politiques répétées dans la justice, le harcèlement policier «au faciès» des jeunes, l’impunité d’une minorité de dirigeants politiques et d’hommes d’affaires n’ont fait qu’aggraver la défiance envers les élites.

La troisième crise française est celle des banlieues. Celle-ci n’est au fond que la combinaison des deux premières. Les jeunes et ceux qui sont issus de l’immigration n’acceptent plus d’être les seuls à porter le poids du chômage alors que le reste de la population conserve des conditions de vie souvent enviables. Semaine de 35 heures, retraite à 55 ans et «qualité de vie à la française»: autant de petits bonheurs qui font l’envie du monde entier mais dont ils n’ont jamais vu la couleur. C’est dans les banlieues que la crise de confiance est à son paroxysme. Comment y combattre la petite délinquance quand le premier magistrat du pays, qui est aussi président, jouit depuis 12 ans d’une impunité qui a scandalisé le monde entier?

***

Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal ont tous pris acte de la grave crise de l’emploi que traverse la France. Ils ont tous mis le travail au coeur de leur programme. C’est le point fort de Nicolas Sarkozy, qui ne craint pas de remettre en question les vieux corporatismes qui figent la société française. Malgré des audaces sans précédent, la candidate socialiste traîne toujours un déficit en cette matière. Celui-ci est dû à la prise en otage de son camp par une extrême gauche conservatrice où les tabous économiques sont légion. C’est au fond ce qui explique l’attirance de nombreux électeurs socialistes pour le centriste François Bayrou, qui jouit d’une liberté plus grande.

Par contre, seuls Royal et Bayrou ont pris acte de la crise de confiance. Ils sont les seuls à proposer la disparition du cumul des mandats, une réforme de la présidence, un renforcement du Parlement, la limitation des dépenses somptuaires et une certaine transparence. Bref, à exiger ce que Ségolène Royal nomme l’«ordre juste».

Le candidat de l’UMP semble au contraire tirer une sorte de fierté malsaine à aggraver ce déficit par une approche purement répressive, des interventions intempestives dans l’administration de la justice et sa façon de rabrouer régulièrement la presse. Nicolas Sarkozy pousse la provocation jusqu’à s’ingérer dans des débats qui ne le concernent pas, comme celui sur la part de l’inné et de l’acquis dans la pédophilie et le suicide. Il n’hésite pas à chercher volontairement l’affrontement en traitant de «racaille» une jeunesse qui ne veut au fond que s’intégrer.

Lorsqu’il promet de réaliser son programme en 100 jours, il se situe dans la tradition bonapartiste qui chérit les passages en force au mépris du Parlement, de la négociation et des compromis. Ce furent le plan Juppé en 1997 et le contrat première embauche de Dominique de Villepin en 2006.

Chaque fois, cette précipitation est devenue la recette idéale pour ne pas réformer la France. En attendant la prochaine explosion.

Correspondant du Devoir à Paris



Du nouveau sur la blogosphère…
avril 19, 2007, 7:11
Classé dans : L'actu, sérieux là!

Du nouveau sur la blogosphère… Jonathan Valois, un des “trois mousquetaires” du PQ, qui n’a pas renouvelé son mandat lors des dernières élections, a démarré un blog.

J’écris ce post en vitesse et je n’ai pas analysé le contenu de son blog, mais ce député me semblait générallement pertinent…



On passe à un autre sujet svp ?
avril 19, 2007, 10:19
Classé dans : Montée de lait ...

Pensez-vous que les étudiants âgés de 21 ans et plus devraient avoir
le droit de porter une arme sur les campus, moyennant l’obtention d’un
permis?

Nombre de votes : 2014

Sondage (non scientifique!) tiré de Cyberpresse.

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 MISE À JOUR: (19 avril 10h45).

Par honnêteté intellectuelle, même si ça ne me plaît pas, je vous divulgue les résultats finaux du sondage. Disons que la tendance ne s’est pas maintenue. Plutôt surprenant.

Pensez-vous que les étudiants âgés de 21 ans et plus devraient avoir
le droit de porter une arme sur les campus, moyennant l’obtention d’un
permis?

Nombre de votes : 2025

Sondange (non-scientifique!) tiré de Cyberpresse.

Voilà la plus belle preuve que le changement en temps de crise ne mène pas à l’innovation.

C’est vrai pour les organisations, ça semble aussi vrai pour les politiques publiques… 



Fin de session : RUSH !
avril 17, 2007, 3:07
Classé dans : Blogogestion

La fin de session me rattrape… Travaux, corrections et congrès vont se chevaucher… Je vais tenter de faire vivre ce blog à travers tout ça… mais pour les 2 prochaines semaines, je ne garanti rien :)



Quel culture pour l’ADQ ?
avril 15, 2007, 11:44
Classé dans : L'actu, sérieux là!

Je ne vous revienrai pas avec les généralités du genre: le Québec a changé, son paysage politique aussi, blabla. Je laisse ça aux grands analystes capables de se gargariser 3 semaines avec un clip de deux minutes.

Par contre, ce je que trouve fascinant avec la montée de l’ADQ, c’est que notre opposition officielle se retrouve avec comme structure politique une organisation qui a une culture politique interne très peu définie. Disons plutôt qu’elle a moins fait l’objet d’une attention médiatique soutenue.

La culture du PQ est bien connue. Ce parti mangeur de chef, dont la premier article rassemble des citoyens d’idéologies distinctes qui n’hésitent pas à déchirrer leurs chemises entre eux sur la place publique. Le débat, les remises en question, semblent passer avant la quête du pouvoir, au point de tirer sur son chef la veille de l’élection.

À l’inverse, la culture du PLQ en est une de pouvoir. Véritable caméléon politique et idéologique, tout dépendant des tendances de l’époque. Cette organisation, de l’externe, semble former un bloc monolithique. Les crises y sont étouffée à l’interne et les coups de couteau se donnent sous la couverte, pas devant les caméras. Follow the leader.

La culture interne de L’ADQ semble encore à définir pour le citoyen moyen. À cause de l’effet “one man show”, j’avais l’impression que l’ADQ adopterait une culture similaire au PLQ.

Mais cet article sème un doute dans mon esprit.

Monsieur Clip peut-il combler les attentes ?

À la lecture du titre je m’attendais à une analyse politique du parti. De la dernière semaine. Comment Dumont s’était comporté, etc.

Mais non. Des militants de l’ADQ critiquaient leur parti, leur chef. Certaines propositions. L’abolition des Commissions scolaire, la “mollesse” (!) de l’indexation des frais de scolarité et même LA mesure de la dernière élection, celle qui a fait monter César sur son simili-trône, le fameux 100 $ par famille.

Je suis rassuré dans un certain sens. Peu importe son idéologie, j’aime mieux un parti en mesure de se remettre en question qu’un groupe de militants incapable d’aller contre les désirs et caprices de leur chef. Mais avant de conclure que l’ADQ fait parti de cette première catégorie, il faudra attendre encore un peu.

Chose certaine, Dumont sera déchiré.

Certains militants seront impatients. Commençant à sentir l’odeur du pouvoir, ils penseront toutes les orientations et stratégies du parti en fonction de l’obtenir.

Il y aura le citoyen moyen qui, voyant l’ADQ répéter les mêmes tactiques que les vieux partis pour gagner la chaise du PM, concluera que finalement, l’alternative, l’autre, leur Mario, c’est du pareil au même. Jeff Fillion (!!), sans être un citoyen moyen, est déja de ceux-là.

Puis, il y aura la base plus intellectuelle de l’ADQ. (je pense qu’elle existe). Ces tenants d’une économie de droite n’accepteront pas beaucoup de compromis idéologiques seulement pour gagner le pouvoir à court terme. Ils sont porteurs d’une vision qui va au delà de la chaise du PM. Ceux là sont déjà en train de se plaindre au Devoir.

Ce sera intéressant à suivre, et j’espère que les médias y accorderont autant d’attention qu’aux chicane du PQ et qu’aux “Paradis” du PLQ.

Moi, suivre les guerres de réseaux dans les partis, j’aime bien. C’est un peu mon “Coeur à ses raisons” ou mon”Loft Story”.



Vente à pression ?
avril 14, 2007, 10:44
Classé dans : Bribe du quotidien

En plein correction d’examens, le téléphone sonne. 11h15.

- Je me dis: Peut-être des nouvelles de ma demande de bourse. Faut que je signe le contrat.

- (Décroche le téléphone) : Un délai.

- (Je pense) : Oh voilà le délai automatique des téléphonistes à promotion bidon, vite faut que je raccroche !

- Bonjour Monsieur ici Wamboudou de la Banque MBNA

(Je pense: merde j’ai attendu trop longtemps!)

- Ah oui… salut Wamboudou.

-J’ai le plaisir de vous envoyer votre carte MBNA Or ou Platine à l’adresse suivante est-ce que vous confirmez votre adresse ? (il me dit mon adresse)

-Euh… J’en ai déjà 2 ou 3 cartes de crédits dont une MBNA… alors non merçi (et elle traîne dans mon tiroir si tu la voyais Wambou tu serais découragé de moi).

-Parfait monsieur. Merçi d’avoir confirmé votre adresse je vous envoi cette carte dans les plus brefs délais.

- Euh… vous avez pas compris j’en veux pas de votre carte (pause tragique).

-Ah bon monsieur. Merçi d’avoir fait affaire avec nous. J’espère que vous êtes satisfait et que nous pourrons vous aider une prochaine fois.

Tiens donc. Je cherchais une définition de dialogue de sourd.

Mon voisin de bureau vient de finir son doc sur le contrôle vs l’engagement des employés dans les centres d’appels… j’espère qu’il était armé de patience durant ses entrevues.



Chargés de cours. La grève. Fin.
avril 12, 2007, 10:11
Classé dans : L'actu, sérieux là!

Je vous avais déjà parlé de ce dossier ici.

J’avais concentré mon attention sur l’attitude des étudiants (ou leurs incompréhensions) dans le conflit de travail qui oppose opposait l’administration de l’Université Laval à ses Chargé-e-s de cours (CCs).

Une entente de principe a été accepté à 88 %, c’est fort. Très fort. Surprenant même.

Il faut croire que les chargés de cours étaient bien conseillés. Le couteau sur la gorge, l’annulation de la session aurait pulvériser leur rapport de force. On aurait eu droit au scénario de la SAQ au 15 janvier prise 2, comme me rappelait un collègue aujourd’hui…

Du piquetage l’été devant un cocktail et 2-3 colloques, c’est pas trop stressant pour l’Université.

Maintenant, tous rentrent au bercail.

Il y aura bien quelques étudiants pour chigner, mais la session étant sauvée, quand ils auront leurs notes, la question des chargés de cours sera chose du passé.

Tout reviendra “à la normal” pour les étudiants. Je l’ai écrit, mais rien n’est plus faux.

Les étudiants devraient commencer à se questionner sérieusement sur leur attitude dans cette négociation.

Cela ne ferait pas de tort car les professeurs, les employés de soutien, les professionnels et le nouveau syndicat des auxiliaires d’enseignement font la file à la table de négo.

Ce serait un peu ridicule de sortir les larmes et le discours de la prise d’otage à chaque fois…

Cette réflexion est importante car elle en cache une autre encore plus fondamentale, celle de la culture des relations de travail qui prévaut actuellement à l’Université Laval. Qui pourrait bien s’appliquer à l’attitude de l’Université envers les étudiants et leurs associations… tiens donc…

La grève est fini. OK.

Mais pas la relation d’emploi entre les CCs et l’Université. Un conflit de l’ampleur de celui que nous avons vécu sur le campus, ça laisse des traces. L’amertume, la frustration, la désillusion. Même avec une bonne entente, on se rappel des coups de salaud, des menaces, des tactiques. C’est vrai pour Olymel, c’est vrai pour la GM, c’est vrai pours les CCs.

Ces chargés de cours ne sont pas en lien direct avec l’administration. Leurs liens, ce sont les profs pour qui ils donnent une section de cours, leur département, les étudiants…bref, la communauté, par le recteur.

Or, dans le contexte où beaucoup d’autres négociations s’en viennent, l’Université a envoyé un drôle de message aux autres syndicats, et de drôles d’ambassadeurs pour répandre la bonne nouvelle sur le campus.

Espérons que l’élection du recteur apportera un peu de renouveau dans la dynamique des relations de travail par le biais d’un nouveau vice-recteur au RH, car pour le moment, ça sent les tensions à l’automne…