Tetoine’s Palace


Le fond Teachers remporte la loto BCE.

Grosse nouvelles dans le monde de la finance.

La plus importante acquisition dans l’histoire de l’économie canadienne.

Le principal actionnaire de BCE, Teachers (Fond de retraire des professeurs de l’Ontario), rachète l’entreprise grâce à l’appui de deux fonds privés américains, Providence Equity Partners et Madison Dearborn Partners.

Le deal s’est conclu pour la modique somme de 51,7 milliards de dollars. (en résumé)

Cela signifie que BCE ne sera plus une entreprise publique et coté en bourse.

La présence de fonds d’investissement privé vient complètement modifier la dynamique traditionnelle du développement des entreprises et des fusions-acquisitions d’organisations.

L’idée de base consiste à regrouper des investisseurs privés qui, en empruntant massivement aux banques (donc par un principe d’endettement) rachète la totalité des actions d’une entreprise pour la sortir de la bourse.

Ils gèreront par la suite l’organisation dans le but de rembourser leur dette le plus rapidement possible, générallement dans un horizon de 5 ans. Du gros long terme.

La stratégie consiste souvent à se concentrer sur les “orientations stratégiques” de l’organisation. Lire démantèlement.

Une fois cette opération terminée, l’entreprise retourne en bourse et tous ces joyeux lurons empôchent une somme considérable provenant de la valeur estimé des actions à ce moment.

On pouvait suivre cette saga depuis un bon bout de temps dans nos quotidiens. La semaine dernière, Telus avait montré l’intention d’entrer dans la course au rachat, mais s’était retiré.

D’autres fonds d’importance sont laissés sur le carreau, dont un consortium qui impliquait notre Caisse de dépôt et de placement.

Je voulais écrire un article plus élaboré sur le principe derrière les fonds d’investissement privé, mais cette transaction ne m’en a pas laissé le temps.

J’y reviendrai.



Marois blogue ? Ou comment dépasser les bornes.

Je viens à peine de vous parler de cette guerre de tranchée et elle a déjà dépassée les bornes.

Le blogue anti-souverainiste et le blogue de centre-droit semblent se gargariser avec une nouveauté de la blogosphère: Un faux blogue supposément animé par Pauline Marois.

Comme par hasard, ce sont des militants adéquistes qui sont tombés dessus en premier.

Fidèle à leurs habitudes, les commentaires sont modérés.

Ok les jeunes. La cloche sonne. La récréation est terminée.

Ramassez le ballon, on retourne en classe.

On n’usurpe pas l’identité de quelqu’un.

Même à des fins de politiques partisanes. Même pour le plaisir. Jamais.

J’ai toujours cru que le bon jugement remplacerait toutes formes d’intervention juridique sur la blogosphère.

Je commence à en douter.

Dernier point: Si, dans un élan de raccourci intellectuel que vous n’arrivez pas à freiner, l’envie vous prend de m’accoler une étiquette de péquiste pro-marois, consultez les archives de mon blog.

MISE À JOUR 30 juin (1) : Le blogue de Pauline a été retiré.

MISE À JOUR 30 juin (2) :

Le blogue de Pauline est maintenant sur WordPress. L’adresse a été modifié directement dans le billet. Encore une fois, le hasard aura voulu que les adéquistes soient les premiers à faire “la découverte” du changement d’adresse. Lorsqu’il avait été retiré de blogspot, j’ai cru pour un court instant que quelqu’un avait réalisé sa bêtise.

En tout cas, s’il s’agit réellement d’un militant péquiste (ce dont je doute), celui-ci est excessivement mal informé du réseau de Pauline, à la lecture des premiers députés qu’il égratigne.



Guerre de tranchée sur la blogosphère.
juin 28, 2007, 8:33
Classé dans : ADQ, Blogosphère politique, Guerre, PQ, politique

Ça joue du coude sur la blogosphère politique.

Je parcours depuis au moins une année le paysage politique de la blogosphère.

De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les partisans non-avoués aux jupons qui dépassent trop, des arguments solides aux caricatures pathétiques.

Au regard de ma liste de fils RSS, je pense que j’en manque de moins en moins.

Générallement, les extrêmes (gauche ou droite) et les adéquistes font plus dans la caricature alors que péquistes, libéraux et progressistes non-alignés semblent plus posés et analytiques, tout en se permettant des montés de lait par moment.

Dernièrement, il semblerait que du côté péquiste, le bouchon a sauté.

Peut-être est-ce “l’effet Pauline”, mais on n’en laisse plus passer. Pas comme avant en tout cas.

Avant, à une caricature d’André Boisclair coulant sur son navire ou ramassant ses dents sur le trottoir, on répondait par une critique sur la position constitutionnelle de l’ADQ.

Certaines interventions adéquistes ont semblé faire déborder le vase.

Deux péquistes se sont particulièrement relevé les manches et ont décidé de se battre à armes égales. Aux arguments creux, aux attaques personnelles et à la démagogie, ils répondent par les mêmes tactiques.

Les blogueurs derrière V et Coups de clavier! en ont assez.

En réponse aux “amis bien informé qui disent que…” des blogueurs adéquistes, ils mobilisent leurs contacts de l’Assemblée Nationale pour ridiculiser les bassesses et les powers trips des députés de l’opposition officielle.

En réponse aux attaques adéquistes sur le poids de la “Châteleine de l’île Bizzard” (Pauline), ils comparent leur nouvelle chef avec une photo de la femme du “farmer de cacouna” (Mario).

Une riposte, disons, décapente.

Doit-on se réjouir de cette tendance ?

Ce genre de dérapage vient-il diluer le potentiel de réflexions intellectuelles de la blogosphère ?

Peut-être, mais la question n’est pas là.

Ce phénomène vient seulement rappeler à quel point ce médium est devenu un terrain politique comme un autre, un milieu où on ne fait pas dans la dentelle.

Il y a par contre un changement en profondeur dans cette approche partisane.

Les remarques et les “insides” qui demeuraient autrefois l’apanage des discussions de bars entre militants d’un même parti se retrouvent maintenant accessibles à tous.

Le lecteur devra départager.

Pour le moment, il s’agit d’un beau divertissement. Et je les encourage. L’attaque est parfois la meilleure des défenses.

Mais parions que les péquistes reviendrons bien vite à leurs réflexes naturels; Travailler sur le contenu.

À ce moment, ce sera tout à leur honneur.



Hausse des frais de scolarité.

Voilà. C’est maintenant officiel.

Le parti libéral du Québec dégel les frais de scolarité.

Rien n’est impossible, mais la mobilisation sera plus ardue qu’au printemps 2005.

Voilà le titre de la nouvelle sur Cyberpresse:

petb.jpg

En toute honnêteté intellectuelle, on annonce en grande pompe la mesure de compensation, et non la mesure réellement implantée.

Cela donne une petite idée de la côte à remonter dans les médias et l’opinion publique.

À suivre…



Afghanistan; La guerre c’est la paix.

La guerre en Afghanistan, cette bataille pour la démocratie et la liberté, je ne voulais pas en parler. Le débat est déjà bien sclérosé. Si vous cherchez a connnaître ma position, rangez-moi dans le camp des  pro-taliban anti-femme et anti-démocratie qui ose soulever un doute sur les réelles intentions derrière cette intervention armée.

Parce que tout n’est jamais noir ou blanc, je vous invite à chercher, de votre propre initiative, certaines réponses à ces interrogations:

Qui était au pouvoir en Afghanistan, entre 1992 et 1996, alors que 65 000 personnes ont été assassiné dans les seules rues de Kaboul ?

Sur quel groupe armée l’armée américaine s’est appuyée pour renverser les talibans ?

Alors que la culture du pavot avait diminué de 90% pendant le régime taliban, dans quelle région la culture était-elle toujours en progression ?

Cherchez autour des thèmes de l’Alliance et du Nord. (New York Times)

Pourquoi Hamid Karzaï ? (Cherchez du côté du Monde et du Courrier International)

Était-il au gouvernement lors des massacres de 1992 ?

A-t-il déjà été l’allié des talibans ?

De quels compagnies et de quel pays fut-il  le représentant ?

Qu’est-ce qui a poussé le gouvernement afghan a adopter le “National Reconciliation Bill”, qui garantie l’immunité aux criminels de guerre afghans des deux dernières décennies ?

Qui contrôle alors ce parlement ?

Que pensent les groupes de femmes afghanes non-fondamentalistes de leur nouveau gouvernement ?

Dénoncent-elles uniquement les talibans ou incluent-elles aussi dans leurs revendications la contestation de groupes parlementaires qu’elles qualifient de seigneur de la guerre, de barrons de la drogue et de fondamentaliste aussi dangereux que les talibans ?

Qui est Malalai Joya ? Pourquoi cette femme a t-elle été expulsé du parlement afghan?

Y aurait-il un lien entre avec le fait qu’elle dénonçait la corruption de son propre parlement et le fait que “contrairement à la propagande diffusée par certains médias dans l’Ouest, les hommes et les femmes en Afghanistan n’ont pas été libérés du tout.” ?

En intégrant à un parlement excessivement fragmenté des groupes comme l’Alliance du Nord, ne contribuons-nous pas à reproduire le même raisonnement erroné qui nous poussa, en tant que communauté internationale, à porter les talibans au pouvoir après la défaite soviétique au nom de la stabilisation du régime afghan ?

Je suis excessivement loin d’être un spécialiste de toute ces questions. Mais au regard de la couverture médiatique effectuée lors de la parade militaire du 22e régiment,  je n’ose pas imaginer à quel point je me fais bourrer. 

Sur ce, je vous laisse avec deux citations du roman 1984, de George Orwell:

Tous les rapports écrits ou oraux ne faisait jamais illusion qu’à l’événement actuel. En ce moment, par exemple, l’Océania était en guerre avec l’Eurasia. Dans aucune émission publique ou privée il n’était admis que les trois puissance avaient été, à une autre époque, groupées différemment.

Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l’inscription artistique des trois slogans du Parti:

  1. La guerre c’est la paix.
  2. La liberté c’est l’esclavage.
  3. L’ignorance c’est la force.

Sur les lignes  offre un vidéo et un lien qui vous expliquera d’où vient l’idée de George Orwell…



De la réthorique.
juin 25, 2007, 2:56
Classé dans : Joseph Facal, PQ, QS, Québec solidaire

Je vous avais dit que je reviendrais sur le fond. J’ai menti.

J’ai opté, comme M. Facal, pour la réthorique.

Juste pour m’amuser. Pour montrer à quel point il est facile de ridiculiser un propos quand l’argumentation, le respect de son interlocuteur et la réalité des faits passent en deuxième.

Voyons comment nous pourrions servir à Joseph Facal sa propre réthorique:

M. Facal écrit:

Pour le reste, rien de bien nouveau: sur ces dangers mortels que seraient le privé en santé et le dégel des frais de scolarité, Québec solidaire est aussi prévisible que Benoît XVI sur l’homosexualité et la contraception.

Réplique sur fond de réthorique idéologique inversée:

Pour le reste, rien de bien nouveau: sur ces nécessités salvatrices que seraient le privé en santé et le dégel des frais de scolarité, le parti Facal est aussi prévisible que Jeff Fillion sur l’État et les syndicats.

M. Facal poursuit:

Évidemment, toujours rien sur le développement économique, concept dénué de sens sur leur planète. Mais je suis sans doute endoctriné par l’idéologie néolibérale.

Si vous avez le mauvais goût de vous demander ce que Québec solidaire propose à la place pour financer nos hôpitaux et nos écoles, c’est que vous n’avez pas encore ouvert votre coeur et votre esprit à la divine parole : Québec solidaire taxera davantage tout ce qui bouge encore au Québec.

Réplique sur fond de réthorique idéologique inversée:

Évidemment, toujours rien sur la justice sociale et la lutte aux écarts de richesse, concept dénué de sens sur leur planète. Mais je ne suis sans doute qu’un sale socialiste, endoctriné par une idéologie s’étant effondrée en même temps que le mur de berlin.

Si vous avez le mauvais goût de vous questionner sur les impacts de la privatisation croissante de nos services publics et sur les effets du passage d’un endettement collectif vers un endettement individualisé, c’est que vous n’avez pas encore ouvert votre coeur et votre esprit à la divine parole: Le parti Facal pourra enfin compter sur l’équilibre généré par un vaste marché libre de toute contraintes étatiques brimant constamment son potentiel d’efficacité.

Conclusion sur fond de réthorique idéologique inversée:

Au Québec et dans le monde, depuis les deux dernières décennies, on ne compte plus les échecs reliés aux tentatives de privatisations effectuées au nom d’une recette économique universelle qui pourrait être appliquée unilatéralement et dans le non-respect des institutions et des cultures en place. Décidémment, nos grands penseurs québécois mettent du temps à remettre en question leurs solutions prévisibles, construites au nom d’une théorie économique qui ne tient plus la route.

Avouons-le, ce billet n’est qu’un jeu.

Un simple exercice de réthorique qui ne représente pas adéquatement la pensée et les nuances que M. Facal pourraient y inscrire. Un exercice facile qui ne fait avancer en rien les questions de fonds reliés aux grands enjeux politiques de notre société.

Voilà pourtant la voie que M. Facal a choisi pour élaborer sa critique d’une portion de la gauche québécoise. C’est regrettable.



Le Devoir: Robitaille récidive.
juin 23, 2007, 12:46
Classé dans : L'actu, sérieux là!, Le devoir, antoine robitaille, social-démocratie

Pour ceux qui s’intéressent à la question de la Xième “modernisation” de la social-démocratie, le Devoir fournit, dans son édition de fin de semaine (23 et 24 juin), un excellent point de départ.

Antoine Robitaille prouve encore une fois qu’il est un des grands journalistes au Québec.

(À tous mes lecteurs; Bonne Saint-Jean!)



Du grand Facal!

L’éminence bleue qu’est Joseph Facal y est allé hier d’une charge en règle contre Québec Solidaire.

Bien écrit et imagé. Un billet agréable à lire.

Mais sans grande classe.

Le pire, c’est que j’aurais peut-être pu me rallier à une partie du fond du message:

Le bilan électoral de QS, médiatisé la semaine dernière, frôlait le ridicule au regard des résultats obtenus.

Il était digne de n’importe quel parti politique traditionnel qui, aveuglé par la partisanerie, serre les dents et sourit largement pour ne pas laisser voir que ses jarrets trempent dans la soupe chaude.

Rappelons qu’avec 3,6% de votes, QS ne dépasse même pas la proportion de citoyens qui croient encore qu’Elvis Presley est vivant.

Ceci dit, dans sa critique de ce qu’il appel l’extrême gauche, Facal aura choisi la voie facile.

Celle de la métaphore qui frappe, celle du dénit, des grands clichés.

Plus ironique encore, Facal aura publié cette critique dans un journal où il joue les scabs.

Au surplus, au moment de l’unique journée de boycott lancé par les employés lock-outés du Journal de Québec.

(Non, non M. Facal. Vous n’êtes pas un vrai scab au sens de la loi, je sais.)

Mais vous êtes une personnalité connues, primés et en demande pour ses analyses dans nos médias. Dans votre position, vous pourriez avoir le luxe d’appliquer certains principes et de vous faire entendre sans avoir à craindre de ne pas vous faire rappeler.

Libre à vous de ne pas le faire, mais alors, malgré vos grands discours sur la “jadis” importance des syndicats, votre jupon dépasse.

Le 21 juin dernier, Joseph Facal était dans une position hautement critiquable pour écrire un papier incendiaire à propos de ce qui est (peut-être) en train de devenir le seul parti progressiste au Québec.

Vous me connaissez, je reviendrai sur le fond.



L’illusion tranquille et Claude Castonguay.
juin 21, 2007, 2:54
Classé dans : ADQ, illusion tranquille, joanne marcotte

Joanne Marcotte, scénariste du pamphlet “L’illusion tranquille“, est le choix de l’ADQ pour siéger aux côtés de Claude Castonguay sur le “groupe d’étude” sur le système de santé au Québec.

Joanne Marcotte qui, de son propre aveu, était une citoyenne naïve ayant décidé de s’intéresser à la politique petit à petit et de monter un documentaire en allant voir ceux qui “connaissaient vraiment” ce qu’était une politique publique au delà de la partisanerie, c’est-à-dire les économistes de droite de notre jolie québec moderne.

Après quelques entrevues, on nous apprenait qu’elle était militante adéquiste depuis 2003.

Aujourd’hui, la “citoyenne naïve” qui ne désire “qu’apprendre” se retrouve sur un groupe gouvernemental chargé de revoir le système financé par le plus important poste budgétaire de notre gouvernement.

Il y a des moments où j’ai l’impression qu’on me prend pour un cave.



Antisyndicalisme primaire.

Les grands intellectuels du Québec ont encore sorti leur massue antisyndicale aujourd’hui.

Au menu: Une pauvre dame qui se fait battre dans le métro par son mari.

Les agents de surveillance du métro ne seraient pas intervenus.

Justification: Ce n’est plus notre mandat, il appartient maintenant à la police de montreal d’assurer la sécurité dans le métro.

Réflexe primaire de l’antisyndical de service:

Les agents de surveillance = le syndicat = la femme battue n’a pas eu d’aide à cause du syndicat.

Il y a des raisonnements que je ne comprendrai jamais.

Une seule question me vient à l’esprit:

Qui donne les directives dans un milieu de travail ? Qui donne les directives ?

Le syndicat ? Non.

La situation qui nous occupe concerne la relation entre la direction et ses employés.

Elle concerne une directive qui a été donné aux salariés d’une entreprises par son employeur.

En fait, si la convention avait été appliqué, les agents seraient intervenus, puisque cette tâche est incluse dans leur description.

Or, la STM a explicitement demandé à ses employés de ne plus intervenir puisqu’elle a conclut une entente avec la police pour assurer la sécurité dans le métro.

Lire entre les lignes: Lors de la prochaine négociation, les tâches des agents de la paix ne contiendront plus le maintien de la sécurité dans le métro, la STM pourra alors exiger une modification substantielle (à la baisse!) des conditions de travail puisque les tâches auront évoluées.

Est-ce que les agents auraient dû intervenir ?

Ont-ils exercé leur devoir de bon samaritain?

Le premier témoin de cette affaire qui fait la une à TVA aurait-il dû intervenir directement pour assumer, lui aussi, son rôle de bon samaritain ?

Ce sont là des questions excessivement pertinentes. D’ordre morale et légale. Pas syndicale.

Nous vivons dans un système économique où les salariés sont subordonnés à leur employeur et où le lien d’autorité s’exerce de la direction vers les employés.

Dans le cas qui nous occupe, il n’y a pas de lien entre la directive d’un employeur, la réaction des employés et le rôle du syndicat.

Comment pouvons-nous blâmer un employé d’avoir respecté les consignes de son employeur ?

Dans le contexte où la décision de confier une portion de leur travail aux policiers est contestée par les employés, comment l’employeur aurait réagi si les agents étaient intervenus ?

Comment les salariés, qui se sont fait demandé de ne plus intervenir parce que des policiers exerçaient maintenant cette tâche, pouvaient prévoir que la SPVM prendrait 17 minutes pour arriver sur les lieux ?

Les agents de surveillance se sont fait retirer le maintien de la sécurité du métro parce que la STM a considéré qu’ils n’avaient pas les compétences pour exercer ce rôle!

Et certains blâment les salariés et son syndicat ?

Si le syndicat a fait une erreur, c’est bien celle de commenter l’affaire.

Il appartient à la STM et au service de Police de justifier leur décision d’enlever le droit aux agents d’intervenir.

D’ailleurs, la commission des droits de la personne avait déjà décidé d’intervenir dans cette affaire avant que l’incident n’aie lieu. Certains agents peuvent devenir policier dans le métro, mais le choix semble excessicement restreint et contrôlé.