Tetoine’s Palace


Rafale: Service minimum en France; Caméra au RTC et groupes Facebook.

1. La France de Sarkozy est en voie de mettre en application un projet de loi “sur le dialogue social” visant à instaurer un service minimum obligatoire en cas de grève dans le secteur du transport terrestre. La ligne gouvernementale ici et une réaction ici.

À suivre dans ce dossier: La décision du Conseil constitutionnel auprès duquel les organisations de salariés vont certainement contester la loi. Contrairement au nôtre, le droit de grève français est un droit protégé par la constitution.

2. Mediamatinquébec nous apprend ce matin que le syndicat des chauffeurs du RTC réclame l’installation de caméras à l’intérieur des autobus du service de transport. La demande syndicale s’appui sur l’exemple montréalais et serait justifiée par l’agression récente qu’a subie une jeune chauffeure du RTC par 4 adolescents armés d’un couteau. Le RTC a rejeté la demande syndicale.

Éléments intéressants: Il est plutôt rare, à ma connaissance, qu’un syndicat demande l’installation d’un mécanisme de surveillance. L’agression subie par la jeune chauffeure a dû affecter considérablement le climat chez ces salariés.

Si tous sont souvent très prompt à critiquer le travail des chauffeurs et à prétendre qu’il pourrait faire aussi bien pour un salaire moindre, voilà un évènement qui vient rappeler certains risques du métier…

3. Polémique à Edmonton autour d’un groupe Facebook prônant l’alcool au volant. Pas très brillant comme initiative, il faut l’avouer. Si les groupes facebook commencent à attirer l’atttention médiatique, je pourrais bien regretter d’avoir écrit ce billet



Quand on se compare, on se console !
juillet 29, 2007, 7:40
Classé dans : Nascar, blogosphère, conservateurs, internaute, néthiquette, politique, texas, virginie

Un internaute de la Virginie a parcouru les États-Unis jusqu’au Texas pour aller mettre le feu à la maison d’un autre internaute qui avait parodié une de ses photos sur un site de partage.

L’homme avait créé un “suspense” cybernétique en mettant en ligne une photographie des pancartes relatant son arrivée dans chaque état américain se rapprochant du Texas.

J’ai souvent dénoncé ici les blogues qui, en manque d’idée (je suppose), préfèrent construire leur créneau sur le fond de critiques personnelles envers certains politiciens ou d’autres blogueurs supposés appuyer leur parti.

Les blogues qui, pour attirer un tant soit peu de traffic, doivent systématiquement provoquer et insulter, souvent au détriment du contenu, du réel débat politique.

À la lumière de cette aventure américaine, je constate qu’au moins, les insultes demeurent cybernétiques.

Quand on se compare, on se console !

P.S: Si tout cela dégénère, à partir de maintenant, je vais craindre d’être tamponné sur l’autoroute par la nascar des conservateurs !



MediaMatinQuébec Boycotté ?

Depuis le déclenchement d’un lock-out par la direction du Journal de Québec, le syndicat frappe fort.

MédiaMatinQuébec, journal local alternatif lancé par le syndicat, atteint un degré de popularité que les syndiqués ne pouvaient espérer.

Généralement présenté comme un des plus “mous” de son secteur d’activité, le syndicat du journal de Québec est en train de résister à la fronde de Québécor par le biais d’un moyen de pression plutôt… original.

Les employés ont tout simplement reproduit leurs tâches, dans une autre entité que celle de leur employeur.

Si les journalistes sont en train de remporter la bataille de la sympathie du public, le conflit, lui, continue de s’étirer.

Hier, MediaMatinQuébec nous apprenaît la dernière réplique de l’employeur;

Faire en sorte que MediaMatinQuébec ne soit plus distribué dans les Couche-Tard de la région.

Et la manigance a fonctionné.

Pourquoi ? Parce qu’un hasard ne vient jamais seul.

Notons que M. Alain Bouchard, un des fondateurs de Couche-Tard, siège sur le conseil d’administration de Quebecor.

Si l’on adopte la logique d’affrontement que la direction de Quebecor a choisi dans le cadre de cette négociation , on peut aisément comprendre le désir de l’employeur de vouloir contrer ce nouveau moyen de pression plutôt déstabilisant.

Mais la réponse affirmative d’un commerce de la région, elle, est plutôt suprenante.

Surprenante ? Non. Oubliez ça. Je n’ai rien dit.

Cette réponse ne fait qu’illustrer la triste nature de notre environnement économique. Elle illustre le constat que peu importe le moyen de pression utilisé par le syndicat, même s’il évite le recours à la “méchante” grève, les fondements du conflit au cours d’une négociation demeurent.

Les business avec les business.

Les syndiqués, les travailleurs, les salariés, seuls.

À la remorque de l’appui de l’opinion publique qui vient si rarement.

Avec l’espoir que leur moyen de pression pourra durer assez longtemps et que le résultat de la négociation pourra résorber la perte de salaire engendré par le conflit.

Quebecor a toutes les caractéristiques d’un employeur qui ne veut pas négocier.

Cette organisation semble prête à dilapider ses avoirs en frais juridique avant de retourner se rassoir à la table des négociations.

Il faut dire que leur campagne de pré-négociation était bien-huilée;

- Faire passer les syndiqués pour des gras-durs, peu importe si leur demande ne concernent pas les salaires.

- Embauche de 15 “nouveaux cadres” avant le début du conflit.

- Établissement d’un périmètre de sécurité devant les locaux du journal au moment même où le Lock-out était décrété.

Mais elle n’a pas fonctionné.

Pris au dépourvu, Quebecor commence à réagir plus stratégiquement.

Mais il serait peut-être temps que cette stratégie soit investie dans le coeur de ce qui devrait occuper les parties présentement; La recherche d’une entente, d’un compromis.

À défaut de quoi ce journal continuera de chuter et pourrait bien perdre sa position de numéro 1 dans la région de la même façon qu’il a réussi à ravir ce titre au journal Le Soleil;

Grâce à un conflit de travail.



Facebook; Nouveau berceau révolutionnaire ?
juillet 25, 2007, 3:41
Classé dans : Nima Mazhari, blog, blogosphère, blogue, bush, facebook, groupe facebook, harper, révolution

On dirait que la révolution s’est trouvée un nouveau berceau.

Un pays ? Une ville ? Un collectif de citoyens turbulents ?

Non !

Les groupes facebook.

Comme beaucoup d’entre vous maintenant, j’ai mon profil facebook.

Lorsque je me laisse séduire par un nouvel outil cybernétique, il y a une raison politique qui se cache derrière.

Si j’ai démarré ce blogue, c’est d’abord parce que j’étais convaincu que la petite réthorique insipide de droite avait une trop grande place sur la blogosphère et qu’il fallait un contrepoids.

Montrer qu’on pouvait réfléchir, même avec un clavier dans les mains.

Pour facebook, ce fut un peu différent. J’y vais pour le social, retracer du monde, garder le contact. Jusqu’à maintenant, c’est utile. Même pour les réseaux politique. À la limite.

Mais le phénomène des groupes facebook, je ne le comprend pas.

Pour un organisme, une communauté, la blogosphère, peut-être.

Pas pour chaque petite cause politique qui existe sur la terre.

Je ne comprend tout simplement pas l’impact.

Quel acteur politique va se laisser influencer parce qu’un grand nombre de “membres” facebook sont soudainement contre lui ?

Qui va se laisser convaincre parce que 300 personnes sont allés clicker oui sur une invitation qui n’a eu de suite que sa face dans une petite liste qui paraît interminable mais qui, au fond, ne signifie rien par rapport à ce qu’on peut atteindre comme degré de mobilisation dans la “vraie vie” ?

Je ne sais pas.

Si nos dirigeants érigent maintenant des barrières pour tenir leurs sommets, je ne pense pas qu’un groupe facebook les fera frémir.

En coulisse:

- Harper : Hey Georges, je suis désolé mais faudrait retarder l’obligation du passeport canadien à votre frontière, j’ai un groupe facebook au cul…

- Bush: Ayoye! Message reçu mon Stephen, on met ça sur la glace !

Récemment, j’ai reçu une invitation pour me joindre au groupe facebook “Sauvons Nima Mazhari !

J’ai tout de suite compris que ce groupe avait été fondé sous le signe de l’ironie; Une bonne blague.

Alors j’ai sauté sur l’occasion. Me voilà devenu sauveur de Nima.

C’est ma façon à moi de dire:

Aye gang, si vous voulez mober, allez-donc faire un tour dans la rue !



La liberté du général de Gaulle a 40 ans.

Certains blogueurs l’ont déjà souligné, le “Vive le Québec libre” du général de Gaulle a déjà 40 ans.

Si tous ne s’entendent pas sur la signification à donner à ce cri du coeur de l’époque, aujourd’hui, le malaise semble palpable des deux côtés de l’atlantique. Ni le gouvernement Charest ni l’ambassade française ne semble enclin à souligner cet évènement.

D’ailleurs, même les souverainistes ne s’entendent pas toujours sur l’importance de cette déclaration.

 Alors que certains y voient l’icône d’un mouvement alors en pleine ébulition, d’autres s’accordent pour dire que cette intervention a eu son importance, sans toutefois remplacer les efforts qui devaient être investi par les québécois eux-mêmes dans la poursuite de leur démarche vers l’indépendance.

À ce sujet, René Lévesque avait affirmé en entrevue, suite à cette déclaration, que la sortie du général n’avait pas accéléré mais retardé son départ du parti libéral et le développement du projet de souveraineté-association.

Il avait même ajouté que d’un point de vue diplomatique, pour un chef d’État en visite dans un autre pays, le comportement du général de Gaulle avait été “questionnable”.

Pour revoir la sortie du général:

- Archives de radio-canada  ou Youtube

Pour poursuivre la discussion:

Inspiré par la citation du général, V nous présente une série de deux billets sur la liberté des québécois.

De son côté, l’homme en colère y va d’une critique envers la suite des choses au parti québécois. V (encore lui) inscrit son désaccord au cours de la discussion qui se poursuit dans les commentaires.



Immigration; L’autre mystère de Québec ?
juillet 23, 2007, 11:41
Classé dans : Le soleil, chambre de commerce, immigration, mystère, québec, ville de québec

quebec-immmigration.jpg

20% des immigrants ne restent pas à Québec.

Le Soleil publie ce matin une nouvelle qui fait écho à une réalité bien connue dans la Capitale nationale.

Remarquez, on aurait très bien pu titrer; 80% des immigrants restent à Québec.

Mais bon, ce n’était probablement pas l’effet recherché.

On dirait qu’il est devenu coutume dans cette ville, deux ou trois fois par année, de sortir les tintamarres et de recréer un psychodrame régional en partant de ce problème de rétention.

S’il est bien important, ce problème, disons qu’on ne peut pas accorder la même crédibilité à la couverture médiatique qui l’accompagne.

Aujourd’hui, les ligne ouvertes des radios de québec vont probablement se gargariser de raisonnements simplistes pour expliquer le phénomène. Généralement, tout tourne autour de la question qui fait mal; Sommes-nous raciste ?

Les gens sérieux, ceux qui s’intéressent réellement à la capacité de rétention des terres d’acceuil, n’auront pas voix au chapitre. Ils ne feront pas partie du questionnement, du débat.

Leur raisonnement apparaît probablement trop compliqué pour être synthétisé en deux lignes et faire un bon reportage. Sans oublier que leurs conclusions écartent généralement les idées préconçues sur la population de la ville, ce qui n’a rien de sexy pour faire un bon topo.

Quand la nouvelle sort, ce sont les chambres de commerce qui montent au front.

Inadéquation entre compétence des immigrants et emplois offerts.

Surspécialisation des immigrants qui arrivent ici.

Preuve à l’appui: On nous sort la mythique légende du déséquilibre entre l’offre et la demande.

Voilà. Tout le monde est convaincu.Si le porte-parole est habile, le message passe bien.

Mais parfois, on sent un petit relent de “cheap labor”.

Je nous revois au début du siècle: On veut des immigrants, mais pour jouer les briseurs de grève.

Pourtant, nous avons à Québec un pole d’attraction et une structure d’acceuil non négligeable; L’Université Laval.

Même s’il est toujours possible de faire mieux, elle est de loin l’institution qui fait le plus dans la région pour encourager l’attraction d’étudiants étrangers, leur intégration et leur formation.

Je me demande bien comment on peut expliquer à un étudiant étranger pourquoi le québécois assis à côté de lui dans sa classe s’est trouvé une job à Québec sans se faire dire qu’il était “surspécialisé”.

Voilà un des aspects dont parle trop peu quand il est question d’intégration; La responsabilité des business, du milieu de travail, des patrons qui embauchent.

Les chambre de commerces sont vites pour monter au front, réclamer un nouveau programme de financement pour faciliter l’intégration, pour “recréer l’équilibre” entre l’offre et la demande, mais qu’en est-il des politiques et de la culture interne de leurs membres ?

Si ces aspects ne sont pas “très tape à l’oeil”, ils sont pourant au coeur du problème, et ne nécessitent pas des ressources énormes pour le régler. Ne serait-ce qu’une volonté et une ouverture d’esprit.

En avril 2006, j’assistais à un forum organisé par la jeune chambre de commerce de Québec, et la question de l’immigration est ressortie.

Des chercheurs sont allés au micro et ont mis le doigt sur ce malaise.

Le message était clair:

- Arrêtez-donc de vous demander si le ciel arrivera à créer un équilibre sur le marché entre les compétences des immigrants et vos besoins.

-Demandez-vous plutôt ce qui arrive avec le CV d’un immigrant qui arrive sur le bureau du tri au moment de choisir les candidats pour une entrevue.

-Demandez-vous plutôt s’il y a une structure d’acceuil au sein de votre entreprises pour faciliter l’intégration de la main d’oeuvre dont vous avez tant besoin.

-Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’immigrant, pas ce que l’immigrant peut faire pour vous.

Silence dans la salle.

On entendait les quelques soubresauts de dirigeants qui s’étouffaient avec leur cocktail.

Difficile de se faire dire ses quatres vérités.



Harry Potter rend fou version web 2.0 !

Harry Potter et les reliques de la mort sors en librairie aujourd’hui.

Attachez-moi quelqu’un.

Pour ceux qui n’ont pas mis la main sur l’extrait pirate, ce sera une vraie belle surprise. Harry Potter va-t-il mourrir ? Qui va mourrir ?

Un suspense digne du secret entourant le personnage nu dans le film des simpsons, avant que le preview ne soit mis en ligne.

En vérité, la vague Harry Potter n’a jamais réussi à m’emporter.

Je ne pourrais même pas vous nommer un autre personnage. Mais je pense que c’est une gang de magicien.

Le seul livre que j’aimerais lire sur Harry Potter c’est;

Harry Potter and the Endless Build up (lu sur le msn d’un de mes potes).

J’ai juste hâte de voir ça va être quoi la prochaine vague.

Vous savez, la prochaine histoire de l’individu barricadé dans son sous-sol qui a dont essayé de faire de quoi et le jour où il allait tout abandonner;

Bang ! La gloire.

Suivra par la suite un beau build-up commercial digne de Rocky 14.

J’ai presque hâte de revivre une frénésie de la sorte.

Mais je ne me rappel pas la dernière fois où j’ai réellement participé à ce genre de “mouvement collectif”.

Frémir pendant une année, un mois, une semaine, une journée avant la sortie de “quelque chose”.

En parler à sa gang pour savoir qui sera le plus “crinqué” pour aller le chercher en premier.

Ou mieux, y aller ensemble. Déguisé, tiens.

Je ne sais pas pourquoi. On dirait que les grandes saga ne m’attirent plus.

À quand l’histoire du blogueur sorti de son sous-sol 2.0 ?



Fran6 sur le blues du blogueur.
juillet 19, 2007, 11:59
Classé dans : Fran6, blog, blogosphère, blogue, blogueur

Je déteste faire un billet seulement pour y glisser une référence.

Cette fois-ci, je pense que ça vaut vraiment la peine.

Si vous bloguez depuis un certain temps, si vous débutez ou si vous pensez vous lancer un jour, allez-lire ce billet.

Si Patrick Lagacé disait que les blogueurs tombaient comme des mouches, Fran6 pourrait bien avoir mis le doigt sur une des causes.

un extrait:

Quand j’ai démarré ce blog, je l’ai fait pour m’exprimer et partager ma découverte du web 2.0. C’était uniquement dans un but de partage. Ce côté-là est resté. Aujourd’hui, je continue de partager mes découvertes du web. Mais c’est vrai qu’une fois qu’on est rentré dans ce jeu, on commence à regarder si nos articles ont des lecteurs, s’ils plaisent. Et puis, progressivement, on y fait de plus en plus attention. Et c’est là que ça commence à devenir dangereux et où tout peut basculer: poster pour continuer à accroître son audience plutôt que pour se faire plaisir. Et, malheureusement, j’ai l’impression que c’est de plus en plus le cas…

Je suis tombé moi-même dans ce travers, même si ça ne s’est pas forcément vu, mais j’ai très vite recadré les choses. Quand ça devient trop sérieux et que l’on poste uniquement pour ne pas perdre ses lecteurs ou pour en gagner de nouveaux, il y a un moment où le ras le bol débarque et où on ne sait plus trop si l’on veut continuer à bloguer. Je pense que c’est imparable. C’est pour ça qu’il est important de garder le plaisir d’écrire, de partager, de communiquer. On peut, bien entendu, bloguer de manière professionnelle, mais ne jamais perdre de vue que c’est avant tout un plaisir.

Et vous, vous avez le blues du blogueur ?



Malalai Joya sur l’Afghanistan.
juillet 19, 2007, 3:14
Classé dans : Guerre, Guerre en afghanistan, Malalai Joya, afghanistan, armée canadienne, conflit

Vous vous rappelez ma série de questions sur l’Afghanistan ?

Un détour s’impose ici.

Via Patrick Lagacé, qui adopte un point de vue qui se défend sur l’Afghanistan.

Je dois vous avouer que j’en ai vraiment ma claque du marketing militaire et des conservateurs s’improvisant “sauveur de la femme” ces temps-ci. Faites ce que vous avez à faire, vous avez gagné. Mais laissez-faire la bullshit qui vient avec.

En extrait, voici une piste à ma question: Qui est Malalai Joya ?

Et que disait-elle à propos de la présence canadienne en Afghanistan? «Je pense que si le Canada et d’autres gouvernements tiennent vraiment à aider le peuple afghan et effectuer des changements positifs, il faudrait qu’ils agissent de façon autonome, plutôt que de devenir un outil avec lequel le gouvernement américain peut imposer ses mauvaises politiques.»

À tous ceux qui l’interrogent sur l’impopularité de la mission en Afghanistan, la ministre Verner se contente de répondre qu’il faut «répéter le message et s’assurer que les bonnes informations sont transmises». Mais on comprend que les propos dérangeants de Malalai Joya ne figurent pas vraiment parmi ces «bonnes informations». Car pourquoi s’empêtrer de ces détails embarrassants quand on peut causer du vernis à ongles des Afghanes et ainsi revernir une mission impopulaire?



L’Alcan démantelé par Rio Tinto ?
juillet 18, 2007, 3:26
Classé dans : Alcan, Finance, Rio Tinto, acquisition, aluminerie, aluminium, fusion, québec, saguenay, vente, Économie

La semaine dernière, le monde a vu naître un nouveau leader dans l’industrie de l’aluminium; Rio Tinto Alcan.

Ce jour-là, tout le monde semblait s’accorder sur le fait qu’il fallait accepter ce “moindre mal”. Le président de l’Alcan tout comme la plupart des représentants syndicaux de la FTQ qui se sont exprimés en ce sens.

En toute franchise, les parties s’entendaient pour dire, avec l’information dont ils disposaient (ce détail est important), qu’il s’agissait d’une meilleure offre que celles reçues précédemment et que, de toute évidence, l’Alcan serait vendu.

Avouons que Rio Tinto a mis la gomme pour avaler l’Alcan.

De plus, étant donné que Rio Tinto était principalement impliqué dans les secteur du charbon et de l’uranium, l’aquisition d’Alcan constituait un nouveau créneau pour le consortium, donc moins de chance de rationnalisation.

Une seule ombre apparaissait alors au tableau: L’annonce immédiate de la mise en vente de la division “emballage” de l’Alcan.

Sourire en coin, un travailleur d’une usine d’emballage de Montréal résumait la vente de la façon suivante:

“Je suis icitte depuis 15 ans et avec toutes les ventes pis le brassage mondial, on a changé de boss 7 fois. Alors une fois de plus… C’est sur que ça déstabilise la shop, mais nous on est là pour veiller à ce que ça marche pareille. Peut-être qu’un jour ils vont comprendre…”

On peut donc accepter, avec scepticisme mais sans trop broncher, cette concession.

Ceci dit, le bât blesse quand on s’intéresse à la nature même de Rio Tinto.

C’est une business de ressources naturelles, d’extraction, du secteur primaire.

Est-ce que cela signifie qu’il faudra oublier la deuxième-troisième transformation du côté de l’Alcan?

Espérons que non. Et de ce côté, on ne peut rien prendre pour acquis.

La deuxième troisième transformation, vous savez, ce sont les business qui font vivre d’autres business qui font vivre d’autres business.

Pas celles qui remplissent un container de matière première pour aller fabriquer quelque chose d’autre ailleurs, celles qui fournissent une pièce pour envoyer à un autre fabricant qui fourni l’autre pièce pour l’envoyer dans tout un réseau de fabricants intégrés où la proximité est de mise pour diminuer les coûts.

Cette force de l’Alcan, c’est en partie la division “produit usiné”.

Après s’être engagé à ne pas se départir de cette division au moment de l’annonce en grande pompe la semaine dernière, le président de Rio Tinto mentionne aujourd’hui qu’ils vont se départir de toutes les activités “qui ne cadrent pas”.

Disons que c’est un barême plutôt large. Lorsque les journalistes font explicitement mention de la division “produit usiné”, le porte-parole marche sur des oeufs.

À chaque fois, la même histoire. On annonce l’acquisition d’un de nos joyaux puisque “c’est inévitable”. Pour mettre un baume sur la plaie, les grandes promesses suivent.

Mais il n’y a pas de secret: Quand une grande multinationale s’endette pour faire une acquisition monstre, la façon de se refinancer, c’est de démanteler, portion par portion, les activités qui ne font pas partie de son créneau principal.

Dans le cas qui nous occupe, on aura droit au secteur primaire. Wow.

Moi qui pensait qu’on avait compris la leçon avec le secteur forestier.

Quand les problèmes se présenteront, les travailleurs devront “comprendre”, “s’adapter”, “participer à la relance”.

Je suis plein d’illusion, je sais, mais ce jour-là, j’aimerais qu’on se rappel qu’on a déjà eu le choix, et que ce ne sont pas les travailleurs qui nous ont dirigé vers ce créneau là.

Le sale gauchiste capote ? Et bien, il semblerait que des analystes financiers et le patron de la Banque royale aussi.