Tetoine’s Palace


Blog Day 2007 !
août 31, 2007, 11:15
Classé dans : BlogDay2007

Blog Day 2007

Les fêtes arrivent si vites… Aujourd’hui, c’est la nôtre ! :)

Le principe du Blog Day est simple, je vous indique 5 blogues que j’aime, et si plusieurs participent, on découvre plein de nouveaux blogues !

J’ai tenté de choisir des blogues que je n’avais jamais cité ici… question de faire en sorte que ce soit de réelles découvertes…

1. Le petit peuhl: Blogue d’Alpha Bacar Barry. Une vue de l’afrique.

Pour les habitués de l’institut du nouveau monde, Alpha avait donné une conférence intitulée “Ce que les jeunes du monde peuvent faire” au nom de Peace Child International en compagnie de Anke Green de l’ONU.

2. Anh Khoi Do’s blog: À droite, mais différent.

On s’écarte de l’argumentation pipi-caca contre les personnalités politiques.

3. Homo sum etc. : Découvert récemment. Semble modéré. Je ne vous en dit pas plus ! Allez faire un tour !

4. La poutine géante: Un nom tiré de la traditionnelle poutine du Pub de l’Université Laval.

Blogue plus connu. Je le souligne car il en vaut le détour.

Avis aux démagogues: Des propos très réfléchis. Ça vole haut sur ce blogue.

5. Vous !

Ploguez votre blogue dans les commentaires de ce billet si le coeur vous en dit ! Peu importe votre allégeance politique ou si vous bloguez sur un côté plus “personnel”, j’ai envie de vous découvrir !

Par ici pour voir d’autres billets du Blog day.



Négo et élection à la mairie de Québec; Sur la blogosphère.
août 28, 2007, 2:28
Classé dans : Mairesse Boucher, blogosphère, choi radio X, mairie, négociation, québec

Outre les nombreuses manifestations de sympathies que l’on a pu retrouver au sujet du décès de la mairesse Boucher, la blogosphère n’aura pas tardé à se mettre en mode contenu.

 J’aurais aimé vous faire un portrait des candidats potentiels, mais Claude, du blogue V, l’a déjà fait, et de façon remarquable.

Je vous invite fortement à aller faire un petit tour pour avoir un portrait de la situation.

 Outre les candidats plus prévisibles, je met un petit 2$ sur Régis Labaume.

Aussi à surveiller, l’apparition du blogue “Course à la mairie de Québec 2007“.

Celui-ci semble encore à l’état embryonnaire, mais je suppose qu’avec un titre pareil, les gens derrière cette initiative ont l’intention de couvrir l’élection de façon très serré.

 Pour ma part, je surveille les évènements entourant la négociation des conditions de travail à la ville.

Première bonne nouvelle, le maire par intérim a rejeté l’approche de la négociation publique que prônait la mairesse Boucher.

Je vous avais expliqué ici pourquoi cette initiative ne pouvait que contribuer à faire déraper des négociations qui s’annoncent déjà difficiles.

Une ombre au tableau toutefois: Choi Radio X semble avoir pris en grippe les travailleurs de la ville. Pas très surprenant vous me direz…

À partir des conventions collectives de la ville, ils divulgent en onde certaines conditions des employés municipaux. Jusqu’ici, pas de problème.

Toutes les conventions collectives négociées au Québec sont accessibles au service à la clientèle du ministère du Travail.

Le hic, c’est que les animateurs ne semblent vraiment pas comprendre la structure d’une convention collective et interprètent faussement plusieurs clauses de la convention…

 Ils confondent même les augmentations reliées aux échelles salariales avec le pourcentage général négocié globalement pour faire progresser chaque échelon.

Un peu technique vous me direz.

Justement, vaut mieux laisser ceux qui comprennent s’en occuper. 

Qu’on le veuille ou non, les négociations des employés municipaux auront toujours un caractère politique et public. Cela, on ne peut le remettre en cause.

Mais à voir la tournure que cette couverture prend, je vous le dis, je ne voudrais vraiment, mais vraiment pas être le négociateur patronal.

Ceux qui raconte n’importe quoi, c’est temps-ci, se trompent carrément de cible.

Ils sont en voie de pourrir les éléments essentiels au départ de la négociation.



Sartre et les mains sales (2)
août 27, 2007, 12:37
Classé dans : Sartre, Théâtre, Trident, gala des masques, jean-paul sartre, mains sales

Un tout petit clin d’oeil à un des premiers billets de ce blogue:

Cyberpresse m’apprend que la pièce “Les mains sales” écrite par Jean-Paul Sartre et produite récemment au Québec par le théâtre du Trident vient de voler le show lors du gala des Masques. Soulignons notamment le prix de la mise en scène et de l’interprétation masculine de l’année. Ce n’est pas rien.

Alors, on joue les intellectuels ou on se salie les mains ?

Avec le recul, je constate que ce dilemme est peut-être mal posé.

J’y reviendrai probablement un jour, comme disait l’autre…



Mairesse Boucher.
août 24, 2007, 10:11
Classé dans : Mairesse Boucher, boucher, mairesse, québec

La mairesse Boucher décédée.

C’est le genre de nouvelle qui se répand comme un trainée de poudre.

Ironiquement, même si je viens de Québec, c’est un guinéen qui me l’a appris dans les marches d’un pavillon de l’UQAM.

Vous vous doutez bien que c’est un évènement qui ne s’analyse pas politiquement.

Chose certaine, mon dernier billet à son sujet ne pourra pas servir d’hommage posthume.

Que l’on soit d’accord ou non avec ses opinions politiques, c’est certainement un coup dur pour les affaires courantes de la ville.

Malgré tout, c’est le début d’un temps nouveau.



Victoire de la blogosphère de gauche.
août 24, 2007, 12:50
Classé dans : Montebello, SQ, agent infiltré, aveu, blogosphère, victoire, vidéo

Il faut croire que les nuits portent conseil…

Après avoir nié corps et âme que son service de “sécurité” avait recours à des agents infiltrés, la Sureté du Québec est finalement parvenue à identifier les trois ringards sorti de nul part et nous confie qu’ils font parti du corps policier québécois. Il y a de quoi être fier.

«Après avoir analysé son contenu, en plus de prendre connaissance des vidéos enregistrées par les corps policiers, (la Sûreté du Québec) est maintenant en mesure de confirmer que ces individus sont des policiers de la Sûreté du Québec», a indiqué le service de police provinciale dans un communiqué émis en soirée.

Belle victoire pour la blogosphère de gauche. Je tiens à remercier tous les blogueurs qui se sont rapidement mobilisés pour mettre au jour cette absurde technique policière.

J’ai souvent eu de gros doutes sur l’efficacité politique des nouveaux outils à la sauce web 2.0.

Probablement un réflexe défensif de ma part, celui du militant qui aime bien sentir l’asphalte sous ses pieds lorsqu’il revendique.

Rempli d’espoir et devant l’absurdité qui nous était présenté sur le vidéo tiré de Youtube, j’ai récemment lancé le message suivant:

Avec la puissance des nouveaux moyens de diffusion, nous devons mettre fin à l’époque où les manifestants perdent de la crédiblité suite à leur mobilisation à cause de policiers turbulents qui s’infiltrent dans leur rang.

Cette fois, mais cette fois seulement, nous avons réussi.

Nous avons démasqué cette autorité qui tente de se justifier.

Celle qui fait déraper, celle qui provoque, celle pour qui la répression fait du sens.

Bravo.

Cependant, tous doivent réaliser une chose; Il ne s’agit que d’un seul exemple.

Mais il n’est pas unique.

La population est générallement vite sur le piton pour blâmer les manifestants lorsque les choses tournent mals.

J’espère que cette expérience nous fera tous réfléchir.

Elle ne semble cependant pas faire réfléchir la SQ.

Malgré l’évidence de sa culpabilité et de sa maladresse, elle continue de nous prendre pour des cons.

Les policiers auraient été identifié parce qu’ils ont refusé de lancer les roches qu’ils tenaients dans leurs mains.

Question 1: Pourquoi des policiers inflitrés, pour identifier les “militants non pacifiques”, ont-ils besoin d’apporter eux-mêmes des roches ? Pour gagner de la crédiblité ?

Détrompez-vous, il n’y a pas de fouille au début d’une manifestation pour admettre seulement les gens qui ont amené leur bout de pavé.

Question 2: Si les policiers ont réellement été identifié puisqu’ils refusaient de lancer leurs roches, pourquoi, alors, ne pas avoir saisi l’occasion en or lancé par le syndicaliste sur le vidéo, qui leur crie à tue-tête: DROP THE ROCK !

Si j’étais un policier, coincé dans une manifestation, visiblement mal à l’aise, et que la soupe devenait chaude parce que je refuse de lancer une roche, mon objectif premier serait de me débarasser autrement de cette roche.

Ils en ont eu l’occasion et ne l’ont pas fait.

Ils ont plutôt réagi de façon très agressive, comme de véritable agents provocateurs.

Point à la ligne.

Quand l’autorité en place ne se gêne même plus faire déraper l’expression de manifestations populaire pour justifier la radicalisation de leur méthode d’intervention,

Quand l’autorité en place ment pendant des jours sur les faits reliés aux évènements,

Quand l’autorité en place bafoue l’intelligence des citoyens en fournissant une justification bidon pour ses écarts de conduite,

Je me pose de grave question sur l’État de notre démocratie.

Celle avec un grand D.

Celle qui devrait permettre aux citoyens de s’exprimer librement et sans contrainte face à un pouvoir politique ayant pour fonction, en principe, de les écouter.



Policiers infiltrés ou droite radicale présente à Montebello ?

militant-choi-montebello.jpg

Patrick Lagacé en sort vraiment une bonne aujourd’hui.

Un vidéo présente une discussion très animé entre des “militants” présents à Montebello. Article aussi ici.

Lagacé soulève un doute à savoir si les manifestants masqués, à qui des syndicalistes demandent de rebrousser chemin et de ne pas lancer de roches, ne sont pas, en fait, des policiers infliltrés dans la manifestation.

Suite à une analyse du vidéo, je pose le diagnostic suivant:

Si les militants présents ne sont pas des policiers infiltrés, il y avait une droite radicale et violente en provenance de Québec parmi les manifestants à Montebello.

Extrait du blogue de Patrick Lagacé:

Sauf qu’il se passe ensuite quelque chose d’étrange. Le leader syndical accuse haut et fort les trois gars d’être des provocateurs, d’être des flics. Tout ça se passe près de la ligne des flics. Le trio envoie promener le gars et les autres militants et tente de rejoindre la ligne verte de policiers casqués. Puis, on en voit un se lancer dans la ligne de flics. La ligne de flics avale littéralement le type, on voit des policiers qui se jettent sur lui pour l’immobiliser. Les deux autres gars font la même chose.

Je ne dis pas que ce sont des flics. Mais cette façon de se lancer sur les flics, c’est, disons, euh… particulier ! Des militants masqués, qui devraient leur lancer des roches, et qui se lancent dans leurs bras !

C’est d’autant plus étrange que le bilan des arrestations est de deux gars, deux filles. Les trois gars du clip, ils sont où ? (…)

Voici mon raisonnement:

La région de Québec, provenance du “manifestant” :

Le milieu militant est un petit monde. Les gens assez crinqués pour se cagouler dans une manifestation sont généralement capables de se reconnaître entre eux, s’ils proviennent d’une même région.

Dans ce contexte, un policier infiltré, mal “déguisé”, qui ne cadre pas du tout avec les autres manifestants et qui a pour seul point en commun d’être masqué comme eux, ne fait pas long feu et est rapidement identifié.

À Montebello, la situation est un peu différente. Il y a des gens de partout. Les manifestants plus radicaux ne sont plus un tout petit groupe facilement identifiable qui se connaissent tous.

Voilà ce qui m’a fait douter au départ: On ne pourrait pas conclure que le manifestant est nécessairement un policier infiltré si personne ne le connaît puisqu’il s’agit d’une manifestation de gens en provenance de plusieurs régions différentes.

Le hic, c’est qu’on peut identifier la provenance des trois militants.

Autour de la seconde 59 du vidéo, on peut clairement identifier un T-shirt CHOI RADIO X sur le militant. (voir photo en haut du billet). Plus tard, on voit le sac à dos “Université Laval” d’un autre.

Ils proviennent donc de la région de Québec.

Libarté ! Ce n’est tout de même pas un mouvement mondial.

Si les mecs ne sont pas des policiers infiltrés, ils ne peuvent pas non plus être identifiés à la gauche radicale de Québec qui irait jusqu’à masquer son visage dans une manifestation.

Oui, il y a parfois des paradoxes chez les gens de gauche, comme de droite, mais un militant gauchiste de Québec n’arbore pas un t-shirt de CHOI radio X.

Désolé. Impossible.

Au pire, le militant gauchiste de Québec a pu porter ce t-shirt à la blague il y a deux ou trois ans, mais il ne l’a certainement pas sorti des boules-à-mites pour Montebello.

Si le manifestant n’est pas un policier infiltré, il y avait donc des manifestants radicaux de droite en provenance de Québec qui s’opposait au PSP et qui étaient prêt à lancer des briques aux policiers. (voir seconde 37 du vidéo).

Réglons le débat: Quelqu’un peut-il identifier cet homme, qui semble être un supposé étudiant de l’université Laval ? (voir sac à dos).

Alors, est-il un ami du citoyen qui appui Choi Radio X ou policier mal déguisé ? (clickez pour agrandir, 2m27 sur le vidéo).

autremilitantmontebello.jpg

Faites-circuler.

Il faut identifier cette personne.

Mettre les choses au clair.

Je suis prêt à gager que personne du milieu militant à Québec n’est en mesure d’identifier ce type.

Avec la puissance des nouveaux moyens de diffusion, nous devons mettre fin à l’époque où les manifestants perdent de la crédiblité suite à leur mobilisation à cause de policiers turbulents qui s’infiltrent dans leur rang.

Oui, je penche pour la thèse du policier mal déguisé.

Il serait effectivement surprenant que la droite de Québec soit montée à Montebello.

Pour en avoir le coeur net, la police doit répondre à quelques questions:

Pourquoi un manifestant en possession d’une brique ne figure pas sur la liste des arrestations après avoir été neutralisé par la police ? (seconde 37 du vidéo)

Bizarre dans un contexte ou de simples manifestants peuvent être arrêtés pour beaucoup moins.

Pourquoi avoir menotté un des militants (à 3:05 du vidéo) si vous n’aviez pas l’intention de l’arrêter ?

Ce manifestant a t-il été identifié par les autorités policières ? Qu’est-il devenu ?

Y-a-t-il eu des arrestations de militants en provenance de la région de Québec ?

Amis journalistes, de Québec ou d’ailleurs, pourquoi ne pas s’intéresser au phénomène de l’infiltration des manifestations par les policiers ?

Ne serait-il pas pertinent d’élucider ce cas nébuleux ? Si ce citoyen n’est pas un policier, les autorités vont collaborer et répondre à vos questions, non ?

Si cet homme peut être retracé, ça ne ferait pas un bon topo de questionner un peu le degré d’implication des policiers infiltrés ?

Si cet homme devait être un policier, vous ne trouvez pas ça curieux que les autorités ressentent le besoin de se déguiser comme le plus radical de la gang, celui en possession de roches qui se fait dénoncer par les autres manifestants ?

Les plus pessimistes ne seront pas surpris de constater cette attitude de la part de l’autorité, puisque pour justifier une présence policière et des mesures de sécurité aussi accru, il faut bien que ça brasse un peu… non ?

—Mise à jour 13h24 —

Les supposés manifestants et la police portent les mêmes bottes ! Photo sur ce forum.

Extrait du commentaire:

“Back in the old days we always knew you could tell the narcs because they wore the wrong shoes. Looks like nothing has changed.”

via centpapiers.



Montebello: La droite américaine contre le PSP !
août 20, 2007, 12:13
Classé dans : Howard Phillips, Montebello, bush, harper, manifestation, psp

La droite canadienne et québécoise peut bien ravaler ses inepties au sujet du supposé “trip de gogauche” contre le projet de Partenariat pour la Sécurité et la Prospérité (PSP).

“Ce n’est qu’un simple prolongement du libre-échange”

“On ne peut pas être contre une simple rencontre entre dirigeants politiques”

“Les compagnies ont bien le droit d’être là, ce sont elles qui produisent la richesse”

Si des manifestants de gauche seront vraisemblablement nombreux à Montebello pour contester la mise en place de cette initative, la droite américaine est elle aussi opposée à ce projet.

Howard Phillips, un des leaders de la droite conservatrice aux États-Unis et porte-parole d’un puissant groupe de lobbys, entend faire du PSP un des enjeux majeurs des prochaines élections américaines.

Lui et sa bande considèrent que ce projet remet en question la souveraineté du territoire américain et son statut de république indépendante.

Il réclame que la démocratie soit respecté (comme Dumont dans Charlevoix !) et que le congrès américain statue sur toute entente qui pourrait intervenir suite aux discussions sur le PSP.

Extrait de son blogue:

DECISION-MAKING BY TECHNOCRATS UNDERCUTS CONSTITUTIONAL ACCOUNTABILITY

“The SPP is the successor to two previous efforts that had stalled or expired prior to 2005. First, a set of trilateral working groups established in the NAFTA to look at harmonizing standards and eliminating differences in regulation…The design of the SPP is creative in handling asymmetry by attempting a less political, technocratic negotiation process; however, this has raised issues of transparency and accountability that threaten the future of the SPP process.”

SECRECY IS DESIGNED TO EXCLUDE POPULAR OPPOSITION

The authors acknowledge that “the process must be made more transparent to answer legitimate citizen concerns about potential outcomes”. They go on to admit that “The design of the SPP is flawed by the exclusion of Congress from the process“.

“POLITICIZATION” IS GOOD – – – CONTROL BY UNACCOUNTABLE BUREAUCRATS IS BAD

The authors oppose politicization (which is another word for accountability to American citizens) saying “The design of the SPP made it difficult to include special interest input without politicizing the negotiations…the inclusion of some interest groups and not others resulted in a further erosion of confidence in the SPP process”.

MANIPULATION OF CONGRESS AND THE PEOPLE IS THE SPP STRATEGY

The authors observed that “The United States (i.e. George W. Bush) faces three important challenges in designing and conducting negotiations under the SPP: managing the asymmetry with smaller neighbors, managing Congress, which has a constitutional role on trade and must be persuaded to fund security measures; and the [sic] managing the pressures from special interests“.

 

—- Mise à jour —

Un bienvenue spécial aux lecteurs en provenance du site web de Radio-Canada. Encore une fois, Tetoine’s Palace fait parler de lui !



Rafale: Nu sur la neige, BlogDay et Afghanistan.

1. Spencer Tunick frappe encore. 600 personnes ont revêtu leur habit d’adam au pied d’un glacier en suisse pour dénoncer le réchauffement climatique.

2. Ceux qui ont remarqué le logo dans ma “sidebar” sauront maintenant que je fais partie de la vague du BlogDay. Le 31 août, j’espère vous faire découvrir 5 bons blogues.

3. Premier soldat du 22e tué en Afghanistan. Bon billet de Guill sur le sujet.

Cyberpresse a déjà sorti son sondage pour savoir si les gens changent de position.

Attachez-vous bien, le freak show commence.

On nous demande de faire la différence entre le rôle politique de la mission et le métier de soldat.

Pourtant, ils seront nombreux, aujourd’hui, à écrire une émouvante lettre de condoléance à la famille du défunt, en soulignant le courage et le sens du devoir que ce soldat a eu au moment de s’investir dans cette “importante” mission.

Je n’en écrit pas plus. La rage va me prendre, je le sens.



Le dogme du libre marché.

L’arrivée de Maxime Bernier au poste de ministre des Affaires étrangères pourrait compliquer les relations déjà tendues entre le Canada et la Chine: il n’aime pas la langue de bois et il est un apôtre du libre marché. (Photo PC)

bilde.jpg

Lu sur Cyberpresse au sujet du ministre Maxime Bernier :

“il n’aime pas la langue de bois et il est un apôtre du libre marché.”

Questionnement naïf :

- Avons-nous élevé une simple théorie économique au rang de religion ?



Négo municipales; L’hystérie d’une mairesse Boucher.

Certains négociateurs importants de la Ville de Québec sont encore en vacance cette semaine.

Sur leurs terasses, en lisant le MediaMatinQuébec, ils ont dû s’étouffer avec leur cocktail.

C’est que la mairesse Boucher a décidé de “mettre la table” pour les négociations à venir.

Subtile comme une éléphante qui se promène dans une boutique de vaisselle en porcelaine, la mairesse provoque les syndiqués en prétendant vouloir négocier sur la place publique.

Avec une alliée pareille, les négociateurs de la ville n’ont vraiment pas besoin d’ennemis.

Références (pdf) : MediaMatinQuébec du 14 août , MediaMatinQuébec du 16 août

Contexte:

Si les citoyens des villes fusionnées–défusionnées-référendo-agglomérisées commencent à perdre la carte devant l’allure que prend la nouvelle structure municipale de la Ville de Québec, pour certains d’entre eux, c’est leur milieu de travail qui est directement affecté.

Pompier, Policiers, cols bleus, cols blancs, depuis que la saga dure, voient leur territoire, leurs responsabilités, leur confrères, leur patrons et leurs tâches être remodelés, reconfigurés, fusionnés et rationnalisés.

Les pompiers de Québec n’ont même plus de directeur.

Près de la moitié des salariés sont des contractants suppléants, occasionnels, temporaires ou à temps partiels.

Si elle veut implanter un changement organisationnel, une organisation doit le faire progressivement, en concertation avec ses employés et surtout, de façon à faire en sorte qu’ils saisissent la nécessité du changement et puissent y trouver un sens par rapport à leur logique d’action.

Les nombreux revirements et l’incertitude ayant entouré les tractations politiques derrières les fusions-défusions ne correspondent pas à ces critères de “changement réussi”.

L’autoritarisme d’une mairesse hystérique non plus.

Ensemble, ces facteurs ont mené à une situation qui n’a rien d’étonnante;

Un climat de travail déjà tendu qui ne fait que dégénérer.

Dans cette situation, il y a au moins une règle, fondamentale, qu’il faut retenir:

Il faut régler nos différents à la table des négociations.

Une négociation collective n’est pas qu’un simple exercice de redéfinition des conditions de travail.

C’est la rencontre des deux acteurs les plus importants de l’organisation qui, par la voie du dialogue et du compromis, pourront établir les règles leur permettant de fonctionner “ensemble” jusqu’à nouvel ordre.

La négociation sur la place publique; Ou comment je vais te voler le show:

Faisant fi de cette logique élémentaire, la mairesse semble vouloir négocier sur la place publique.

Voilà probablement la plus belle preuve que cette mairesse est mal conseillé. Ou qu’elle n’accepte de conseils de personne… choisissez.

On ne négocie pas sur la place publique. Point à la ligne. Règle de base.

Quand une négociation est médiatisée, la marde est pognée. Ça a “pété” à la table des négos. Imaginez si on sort avant les négos…

Les médias, pendant la négociation, c’est un show.

Un outil de plus pour mettre de la pression.

Pas un espace de dialogue intelligent qui permet de faire avancer les choses.

Vous avez déjà joué au jeu du téléphone arabe ?

Se parler par média interposé, avec en prime nos propos interprétés par un journaliste, c’est le même principe.

Il ne suffit que d’une mauvaise citation pour mettre le feu au poudre.

Les parties se mettent à passer plus de temps à se répondre sur la place publique qu’à réfléchir sur ce qui se passe à la table des négociations.

Vous doutez ? Vous pensez qu’on peut s’envoyer promener dans les médias et bien négocier ?

Alors expliquez-moi pourquoi, quand un conciliateur intervient dans un dossier, les micros se ferment.

Vous ne trouvez pas que ça jase moins du côté du cimetière Côte-des-neiges depuis que le conciliateur est au dossier ? Et hop! Il y a même eu une proposition patronale. Et hop! Il y aura même une contre-proposition syndicale. On dirait que ça marche bien quand on arrête de se vanter à la Presse du nombre de cerceuils que peut contenir une van et qu’on se concentre sur la négociation.

C’est le même principe à la ville.

Et il serait temps que la mairesse comprennent.

Parce qu’elle est vraiment en train de mettre le feu au poudre dans une organisation déjà tendue.

À l’automne, lorsqu’elle criera au scandale quand les syndiqués vont commencer à ruer dans les brancards, j’aurai une petite pensée pour la mairesse:

Une pyromane ne peut se plaindre de la maison qui brûle devant son regard ébahi.