
Patrick Lagacé en sort vraiment une bonne aujourd’hui.
Un vidéo présente une discussion très animé entre des “militants” présents à Montebello. Article aussi ici.
Lagacé soulève un doute à savoir si les manifestants masqués, à qui des syndicalistes demandent de rebrousser chemin et de ne pas lancer de roches, ne sont pas, en fait, des policiers infliltrés dans la manifestation.
Suite à une analyse du vidéo, je pose le diagnostic suivant:
Si les militants présents ne sont pas des policiers infiltrés, il y avait une droite radicale et violente en provenance de Québec parmi les manifestants à Montebello.
Extrait du blogue de Patrick Lagacé:
Sauf qu’il se passe ensuite quelque chose d’étrange. Le leader syndical accuse haut et fort les trois gars d’être des provocateurs, d’être des flics. Tout ça se passe près de la ligne des flics. Le trio envoie promener le gars et les autres militants et tente de rejoindre la ligne verte de policiers casqués. Puis, on en voit un se lancer dans la ligne de flics. La ligne de flics avale littéralement le type, on voit des policiers qui se jettent sur lui pour l’immobiliser. Les deux autres gars font la même chose.
Je ne dis pas que ce sont des flics. Mais cette façon de se lancer sur les flics, c’est, disons, euh… particulier ! Des militants masqués, qui devraient leur lancer des roches, et qui se lancent dans leurs bras !
C’est d’autant plus étrange que le bilan des arrestations est de deux gars, deux filles. Les trois gars du clip, ils sont où ? (…)
Voici mon raisonnement:
La région de Québec, provenance du “manifestant” :
Le milieu militant est un petit monde. Les gens assez crinqués pour se cagouler dans une manifestation sont généralement capables de se reconnaître entre eux, s’ils proviennent d’une même région.
Dans ce contexte, un policier infiltré, mal “déguisé”, qui ne cadre pas du tout avec les autres manifestants et qui a pour seul point en commun d’être masqué comme eux, ne fait pas long feu et est rapidement identifié.
À Montebello, la situation est un peu différente. Il y a des gens de partout. Les manifestants plus radicaux ne sont plus un tout petit groupe facilement identifiable qui se connaissent tous.
Voilà ce qui m’a fait douter au départ: On ne pourrait pas conclure que le manifestant est nécessairement un policier infiltré si personne ne le connaît puisqu’il s’agit d’une manifestation de gens en provenance de plusieurs régions différentes.
Le hic, c’est qu’on peut identifier la provenance des trois militants.
Autour de la seconde 59 du vidéo, on peut clairement identifier un T-shirt CHOI RADIO X sur le militant. (voir photo en haut du billet). Plus tard, on voit le sac à dos “Université Laval” d’un autre.
Ils proviennent donc de la région de Québec.
Libarté ! Ce n’est tout de même pas un mouvement mondial.
Si les mecs ne sont pas des policiers infiltrés, ils ne peuvent pas non plus être identifiés à la gauche radicale de Québec qui irait jusqu’à masquer son visage dans une manifestation.
Oui, il y a parfois des paradoxes chez les gens de gauche, comme de droite, mais un militant gauchiste de Québec n’arbore pas un t-shirt de CHOI radio X.
Désolé. Impossible.
Au pire, le militant gauchiste de Québec a pu porter ce t-shirt à la blague il y a deux ou trois ans, mais il ne l’a certainement pas sorti des boules-à-mites pour Montebello.
Si le manifestant n’est pas un policier infiltré, il y avait donc des manifestants radicaux de droite en provenance de Québec qui s’opposait au PSP et qui étaient prêt à lancer des briques aux policiers. (voir seconde 37 du vidéo).
Réglons le débat: Quelqu’un peut-il identifier cet homme, qui semble être un supposé étudiant de l’université Laval ? (voir sac à dos).
Alors, est-il un ami du citoyen qui appui Choi Radio X ou policier mal déguisé ? (clickez pour agrandir, 2m27 sur le vidéo).

Faites-circuler.
Il faut identifier cette personne.
Mettre les choses au clair.
Je suis prêt à gager que personne du milieu militant à Québec n’est en mesure d’identifier ce type.
Avec la puissance des nouveaux moyens de diffusion, nous devons mettre fin à l’époque où les manifestants perdent de la crédiblité suite à leur mobilisation à cause de policiers turbulents qui s’infiltrent dans leur rang.
Oui, je penche pour la thèse du policier mal déguisé.
Il serait effectivement surprenant que la droite de Québec soit montée à Montebello.
Pour en avoir le coeur net, la police doit répondre à quelques questions:
Pourquoi un manifestant en possession d’une brique ne figure pas sur la liste des arrestations après avoir été neutralisé par la police ? (seconde 37 du vidéo)
Bizarre dans un contexte ou de simples manifestants peuvent être arrêtés pour beaucoup moins.
Pourquoi avoir menotté un des militants (à 3:05 du vidéo) si vous n’aviez pas l’intention de l’arrêter ?
Ce manifestant a t-il été identifié par les autorités policières ? Qu’est-il devenu ?
Y-a-t-il eu des arrestations de militants en provenance de la région de Québec ?
Amis journalistes, de Québec ou d’ailleurs, pourquoi ne pas s’intéresser au phénomène de l’infiltration des manifestations par les policiers ?
Ne serait-il pas pertinent d’élucider ce cas nébuleux ? Si ce citoyen n’est pas un policier, les autorités vont collaborer et répondre à vos questions, non ?
Si cet homme peut être retracé, ça ne ferait pas un bon topo de questionner un peu le degré d’implication des policiers infiltrés ?
Si cet homme devait être un policier, vous ne trouvez pas ça curieux que les autorités ressentent le besoin de se déguiser comme le plus radical de la gang, celui en possession de roches qui se fait dénoncer par les autres manifestants ?
Les plus pessimistes ne seront pas surpris de constater cette attitude de la part de l’autorité, puisque pour justifier une présence policière et des mesures de sécurité aussi accru, il faut bien que ça brasse un peu… non ?
—Mise à jour 13h24 —
Les supposés manifestants et la police portent les mêmes bottes ! Photo sur ce forum.
Extrait du commentaire:
“Back in the old days we always knew you could tell the narcs because they wore the wrong shoes. Looks like nothing has changed.”
via centpapiers.