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C’est confirmé. 22h17. Thomas Mulcair vient de rentrer dans Outremont. Le NPD a réussi son pari.
Le parti libéral du Canada n’a pas été considéré comme une alternative crédible par les électeurs de cette circonscription qui était pourtant illuminé par celui-ci depuis 1936 (Une seule perte à la fin des années 80).
L’organisateur du NPD jubile en direct sur RDI.
Le NPD semble miser sur une désaffection du vote libéral et du vote bloquiste vers le NPD. Il mise sur la dépolarisation de la question nationale à l’échelle fédérale. Selon lui, le NPD est souvent le deuxième choix du PLC et des bloquistes, ce qui le favoriserait maintenant puisque ces deux partis sont en crise.
Liza Frulla prétend que ce résultat est le reflet d’un “Effet Mulcair” combiné à un PLC en reconstruction.
Elle en profite pour égratigner le Bloc au passage. Elle prévoit une tendance importante des conservateurs dans les comtés hors de Montréal. ADQ = PCC. Même dans St-Hyacinthe, la majorité du bloc fond.
S’agit-il du début d’une percée du NPQ au québec ? Assisterons -nous à une nouvelle polarisation partisane au fédéral ?
À suivre…
Ajout: Jocelyn Coulon (candidat du PLC) prétend, en direct, qu’il a l’impression d’avoir gagné cette élection. On aurait peut-être dû lui expliquer le principe…
10 commentaires jusqu'à présent
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Tu nous a scoopé cher Tétoine… Le Periscope est en train de faire un petit topo sur les partielles….
Commentaire par Mr Pointu septembre 17, 2007 @ 10:25Pour une fois !
Commentaire par tetoine septembre 17, 2007 @ 10:33Bon, ben, tout le monde va être content! Un gauchiste anglo à Montréal, un réac au Saguenay, une nationaliste «ethnique» à Ste-Hyacinthe…
Commentaire par Phébus septembre 17, 2007 @ 11:12“On aurait peut-être dû lui expliquer le principe…”
Très bonne blague ça!
Commentaire par Renart L'éveillé septembre 18, 2007 @ 12:38Leçon de géographie
Commentaire par Sgt Scott septembre 18, 2007 @ 7:56C’est pas Saguenay mais Lac-Saint-Jean. La différence est toute simple car c’est d’ordre géographique: le Saguenay est une rivière et la région qui la borde porte son nom, tandis que le Lac-Saint-Jean est un lac et c’est le même principe pour le nom de la région. J’ai rarement connu des gens qui ne faisait pas la différence entre une rivière et un lac!
Ensuite, dans le cas présent on parle d’une circonscription politique qui porte bel et bien le nom du dit Lac.
Un bleuet qui voulait juste mettre son grain de sel!
En tant que Jeannois, c’est-à-dire personne originaire du Lac-St-Jean, et jeune participant à l’exode de cette région dans le but de poursuivre des études supérieures, je suis tout simplement sur le derrière de voir à quel point les Conservateurs entrent fort dans nos terres.
Non pas que ce soit une sitution inimaginable, étant donné une multitude de facteurs qui poussent dans cette direction et dont je ne ferai pas ici la liste, mais c’est un sérieux appel à ne jamais retourner m’installer dans cette région, si chère à mes yeux.
Qu’ai-je à faire avec des individus qui participent à l’abrutissement de la population plutôt qu’à l’éduquer ? Qu’ai-je à faire avec des individus qui prétendent avoir une vision de changement, alors que tout ce qu’ils veulent c’est de garder les choses telles qu’elles sont et de manière encore plus radicale ?
Que ce soit pour la préservation de l’environnement, pour la solidarité sociale, pour le maintien de l’armée canadienne en tant que force de paix, pour la diversification économique plutôt que l’agrandissement du monopole des grandes compagnies, en passant très polluantes en plus d’être aliénantes (non pas que je sois marxiste, mais il faut voir l’effet des Alcan, Abitibi-Consolidated et autres sur la plupart des gens et sur l’esprit d’initiative et d’entrepreneurship!), je ne veux plus rien savoir de faire partie de cette région pourtant si belle et pleine de potentielle. (cette liste n’est malheureusement pas exhaustive pour ne pas allonger inutilement mon commentaire)
Les élus de la région se demandent pourquoi les jeunes quittent, pourquoi ils ne reviennent pas après leurs études, et bien je vais leur fournir ma raison de ne pas revenir. Pensez-vous vraiment que je vais aller remettre les pieds dans une région qui va à l’encontre de mes principes les plus fondamentaux ? Pensez-vous qu’en vous associant à ce qu’il y a de pire politiquement que je vais faire le chemin du retour ? Eh bien non messieurs et mesdames !!!
Pardonnez-moi cette réaction quelque peu émotive, mais déjà quand J-P Blackburn s’est fait élire, mon coeur avait été blessé, mais là un deuxième, je suis écoeuré, au sens propre.
Commentaire par capitainevirgil septembre 18, 2007 @ 8:47Mon cher capitaine Virgil… Voilà un raisonnement que j’applique aussi à la beauce…
@Phébus: Il ne faut pas se tromper entre saguenay et lac-saint-jean, même sur un blogue
On comprend le raisonnement quand même.
Commentaire par tetoine septembre 18, 2007 @ 10:47Phébus, je suis content que tu aies bien aimé mon explication qui se voulait aussi un petit clin d’oeil humoristique.
Sinon, je partagerai l’avis de mon grand ami Capitaine Virgil avec qui j’ai grandi depuis mon adolescence au Lac-Saint-Jean et que tout comme lui, je me suis exilé pour mes études supérieurs.
Mais je te répondrai ceci cher Virgil: ce n’est pas parce qu’il y a ce revirement politique ou qu’il y cette réelle apathie idéologique de bien de nos compatriotes Jeannois que nous ne devrions pas retourner un jour dans cette région qui est si chère à notre coeur. Tu l’as dit, il y a un potentiel chez nous et ce n’est pas en s’exilant que nous aiderons les choses. En fait, nous ferons le contraire. Si personne avec nos idéaux ne retournent au Sag.-Lac (Phébus, ça c’est la meilleure façon de ne jamais se tromper!) c’est certain que rien ne changera. Je ne dis pas que ce sera facile, loin de là, mais je crois que c’est nous qui perdons le plus en se privant de notre région parce qu’il y a, si vous me permettez l’expression, une bande de cave qui ne save pas penser par eux-même. Donnons-nous plutôt ce noble objectif de changer les choses à notre manière en notre terre Jeannoise. Allons rééduquer les gens afin qu’ils comprennent les enjeux, allons narguer ces baby-boomers qui dirigent depuis trop longtemps notre patlin avec si peu d’entrin et qui se conforme à ces idées conservatrices, donc qui ne veulent pas changer. Bref, allons boter des culs chez nous! Voilà comment je vois notre retour de manière bénéfique, et ce même si, concraitement, nous pourrons n’avoir probablement que des résultats à petite échelle. Selon moi ça en vaut tout de même le coup. De plus, il ne faut pas oublier que si toi et moi un jour on retourne au Lac, ben peut-être que Charlounet reviendra avec sa Douce, V aussi qui sait. Bref, si des gens comme nous commencent à retourner s’installer chez nous c’est d’autres qui viendront par la suite et peut-être même qu’un jour, et là j’émets un souhait, cela pourrait aider à contrer lM’exode des jeunes ou du moins à favoriser leur retour.
Commentaire par Sgt Scott septembre 18, 2007 @ 11:57Bah, les élections partielles ne prouvent rien. On vote plus pour le candidat que pour le parti. Dans Roberval, le gars était le maire de la ville, dans Outremont Mulcair est une super vedette médiatique.
Une vague orange? J’aimerai bien. Mais les percées du NPD au Québec n’ont jamais mené à rien. Avec Mulcair cette fois, ça peut être différent. Malheureusement, la tendance est a droite au Québec avec l’ADQ.
Commentaire par Jimmy St-Gelais septembre 18, 2007 @ 12:13Les libérals descendent et les souverainistes aussi.
C’est le rejet de la politique du pistolet sur la tempe. Des deux côtés.
Souvenez-vous, le PLC et le PQ se ressemblaient extraordinairement. Assis sur des mandats majoritaires back-to-back, bénéficiant d’équipes expérimentées et connues, opérant un virage à droite larvé, ces deux partis dominaient leur palier de gouvernement respectif.
Basant leur pouvoir sur la peur de l’autre, fondant sur des nationalismes en compétition le chantage affectif qu’ils exerçaient adroitement sur la population (traîtres au Canada si vous votez bleu, traîtres au Québec si vous votez rouge), cette dialectique PLC-PQ a empêché le Québec et dans une moindre mesure le Canada d’évoluer au rythme des vrais enjeux internationaux.
Rappelez-vous l’étanchéité du blocage. Des péquistes arrogants contre des libéraux arrogants.
Faire l’effort de mémoire de cette période sombre de notre gouvernement, où tout débat de société était tué ou ramené à la stérile question de l’identité nationale, c’est ce souvenir que le Québec fait bien de se débarasser de l’un et de l’autre.
Un peu comme ce juge grec qui, au lieu de trancher une complexe mais vaine affaire entre Protagoras et son disciple sophiste, avait jeté les deux parties dans la rue pour qu’ils aillent y régler leur différend puérile, la population du Québec jette à la rue les Laurel et Hardy que sont les souverainistes et les liberals.
On disait, si vous vous souvenez bien, que la force de l’un faisait la force de l’autre. Que, tant que le PQ serait fort, le Canada aurait besoin du PLC et vice-versa. On dirait bien que cette affirmation était tellement vraie que même son corollaire se vérifie : la faiblesse de l’un fait maintenant la faiblesse de l’autre.
Commentaire par Bebo septembre 18, 2007 @ 2:19