Quel vent de fraîcheur. Enfin. (On joue à trouver l’erreur)
Je ne sais pas quelle mouche a piquée le gouvernement conservateur mais voilà qu’il nous dévoile un mini-budget qui pourrait être tiré tout droit du programme du NPD.
Par le biais de mesures équilibrées et responsables, ce budget parvient a concilier justice sociale et fardeau fiscal à l’échelle du territoire canadien.
D’abord, la baisse de TPS. Les familles à faible revenu étant celles qui consomment le plus, elles pourront enfin profiter d’un allégement du fardeau qui les guettait chaque fois qu’elles devaient s’engager dans de folles dépenses. Les commerces de détail frémissent déjà à l’idée de voir leur inventaire fondre devant la relance de la consommation que ce geste devrait apporter.
Et comme si un peu de canard ne suffisait pas, malgré cette baisse, le gouvernement Harper sors le caviar (encore une fois) et vient donner un coup de main supplémentaire aux familles à faible revenu en ne diminuant pas le crédit de TPS.
Voilà une attitude empreinte de la plus pure tradition de justice sociale qui devrait servir d’exemple à tous ceux qui s’imagine que l’on ne peut pas combiner diminution des revenus de l’État et aide aux plus démunis.
Vous croyez vraiment que le bon temps est terminé ? Détrompez-vous ! Ravigoté par les surplus accumulés et fort de la bonne santé financière des provinces, le gouvernement fédéral diminue à la fois le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises.
Voilà deux gestes à souligner qui, combinés, marquent l’important sens de l’équité de ce gouvernement.
Sur le plan des baisses d’impôts aux particuliers, c’est encore une fois les plus pauvres qui en profiteront.
Dans un élan de générosité incroyable, le gouvernement augmente le montant personnel de base des contribuables, permettant ainsi à 385 000 canadiens de ne plus payer d’impôts.
Voilà une attitude digne d’une gauche réellement efficace. Ce gouvernement voit enfin globalement et cessera d’étrangler par le biais des impôts le budget de nombreux citoyens à faible revenu. Après tout, ce sont eux qui profiteront en premier des coupures dans les programmes sociaux qui viendront subtilement s’inscrire dans la stratégie d’allégement fiscal de notre gouvernement.
Dernier éveil, et non le moindre, le gouvernement agit enfin sur le plan de l’étouffant fardeau fiscal des entreprises canadiennes.
N’écoutant que son courage, le gouvernement met la main à la pâte pour aider les entreprises et se privera de revenus supplémentaires afin de se repositionner plus avantageusement en terme de concurrence fiscale par rapport aux autres pays du G7.
C’est bien connu, le Canada traîne de la patte en la matière . Ces baisses étaient non seulement nécessaires, mais elles étaient indispensables pour la survie économique du pays.
Certains cyniques prétendront que ces dernières baisses, adressées aux entreprises, ne s’inscrivent pas dans la même logique de justice sociale que les autres mesures de ce budget.
Ce serait alors oublier que ces entreprises responsables ont pour objectif premier de générer du profit dans le respect des travailleurs qu’ils embauchent.
Croire au potentiel d’amélioration des conditions de travail des salariés par l’entremise d’une baisse d’impôts aux entreprises s’inscrit dans la plus pure tradition canadienne de la promotion de la justice sociale.
Pas de doute.
En jetant aux poubelles toutes ces anciennes mesures inspirées d’un néolibéralisme crasse qui ne faisait qu’appauvrir la collectivité et les citoyens, ce budget marque une nouvelle ère en matière de politique publique canadienne.










