Tetoine’s Palace


Fred Chichin.
novembre 28, 2007, 11:49
Classé dans : Fred chichin, Les Rita Mitsouko

Pour Fred Chichin, Salut.

Someone to love, les Rita Mitsouko.

I found someone to love
I found someone
I found someone to love
I found someone

Quelqu’un pour rire
Quelqu’un pour parler
Quelqu’un pour se battre
Quelqu’un pour se facher
Quelqu’un pour vivre
Quelqu’un pour se quitter
Sur qui cracher, à caresser

Un pour dormir
Un pour s’ennuyer
Un à embrasser
Un à énerver
Un à lécher
Un pour rigoler
Un pour ramper
Un à surprendre
Quelqu’un à étonner
Quelqu’un à regarder
Quelqu’un à frapper
Quelqu’un pour s’esquinter
Quelqu’un pour se blesser
Quelqu’un pour changer
Quelqu’un à inventer
Quelqu’un à maudire

I found someone to love
I found someone
I found someone to love
I found someone

Quelqu’un pour rire
Quelqu’un pour parler
Quelqu’un pour se battre
Quelqu’un pour se fâcher
Quelqu’un à fuir
Quelqu’un pour revenir
Quelqu’un à démolir
Quelqu’un à retrouver



Un chauffeur de la STM commente sur Cyberpresse
novembre 28, 2007, 1:20
Classé dans : STM, Société de transport de montréal, chauffeurs, commentaire, cyberpresse, grève

Je vous copie ici un commentaire laissé sur Cyberpresse par un chauffeur de la STM concernant ses conditions de travail et les débats entourant la négociation de leurs conditions.Je pense que tous devraient au moins prendre la peine de lire cet extrait, pour comprendre.

Comprendre que lorsqu’il est question de conditions de travail, de climat de travail, de négociation, il y a des gens derrière. Qu’il ne suffit pas d’adopter une petite réthorique de salon pour ou contre les syndicats, pour ou contre le droit de grève, pour comprendre ce qui se passe.

Contexte: Le chauffeur répond à la prétention que tous les chauffeurs font 60 000$ par année. Il commente la suggestion d’instaurer une loi qui plafonnerait les possibilités d’augmentation salariale à l’inflation et discute du dénigrement à l’endroit des chauffeurs parce qu’ils ont “seulement un secondaire V” et qu’ils ne sourient pas toujours à l’entrée des autobus. Portez une attention particulière aux horaires de travail et au taux de roulement. J’adore aussi la pointe concernant notre système d’éducation. Pas pire pour ceux qui le considère comme un “simple” chauffeur de la STM non ?

daniel_b

Le Mercredi 28 Novembre 2007

@ dominique_demari

Sans vouloir plus d’argent. J’aimerais vous faire remarquer que je viens de calculer mon taux horaire annuel et que j’arrives à $49,192.00 (brut) ce qui me laisse environ $34,320 après retenues de toutes sortes, mais les gérants d’estrades de votre espèce ont tendance à, comme on dit “beurrer épais”. Nous sommes donc loin de votre fameux $60,000.00 par année.

Une bonne partie du $14,872 qu’on m’enlève (en plus des taxes scolaires que je paie) sert à financer le ministère de l’éducation qui produit des gérants d’estrades comme vous qui pensent que tous les employés de la STM n’ont qu’un secondaire V (personnellement j’ai mon CÉGEP) et qui écrivent des phrases comme “Obtenir plus, reviendrais à une promotion.”.
Je vous ferai remarquer que reviendrait s’écrit avec un “t” et non un “s”.
Si vous êtes encore aux études, il faudrait réviser vos conjugaisons et si vous êtes sur le marché du travail, vous êtes sûrement trop payé par rapport à votre connaissance de la langue française. Comme beaucoup de gens sur ce blog qui se drapent de leurs diplômes pour cracher sur les autres, mais qui ne sont pas foutus d’aligner trois mots sans faire trois fautes.

Mais je me dois d’être honnête et d’avouer la majorité de mes confrères font en moyenne entre 75 et 100 dollars (brut) de plus que moi par semaine, mais pour faire ce supplément ils ont des assignations qui s’étalent sur douze heures trente minutes par jour, cinq jours semaine, heures de pointe oblige. Ce qui signifie que si le chauffeur commence à six heures le matin et finit à dix-huit heures trente avec un quatre heures à poireauter en attendant la seconde heure de pointe. Ce qui nous donne 12:30 au travail plus 8 heures de sommeil ce qui le laisse avec un gros trois heures trente minutes de temps en famille ou de loisirs sur 24 heures (sans compter le voyagement) La majorité (80 à 90%) des assignations dites “de jour” sont comme ça (4:00 a.m. à 4:30 p.m. 5:00 a.m. à 5:30 p.m. 6:00 a.m. à 6:30 p.m. 7:00 a.m. à 7:30 p.m.) et le soir c’est du 15:30 à la fermeture (1:30/2:00 du matin). C’est pas un douze heures au boulot une fois ou deux par semaine, c’est comme ça à la semaine longue, à l’année longue. Le feriez-vous M. le gérant d’estrade ? Oui ? Alors venez ! Ils embauchent à pleines portes.

J’échappes à ça, je fais une pièce continue, mais pour y arriver ça m’a pris 20 ans d’ancienneté et j’arrives chez moi tous les soirs à 21:30 p.m.

Lors de mon embauche, on nous donnait cinq semaines de formation payée au salaire minimum et 74 chauffeurs sur 75 gardait son boulot.
Aujourd’hui un nouveau chauffeur doit débourser environ $2,800 de sa poche pour suivre un cours dans une école de conduite plus trois semaines de formation avec la STM. Vous savez quoi ? Deux candidats sur dix démissionnent lors de la première année malgré le $2,800 déboursé de sa poche, Ils quittent voyant les horaires de fous (n’oubliez pas, ça prend en moyenne de 14 à 16 ans avant d’avoir droit à samedi/dimanche de congé et les jours fériés tu te dois d’être là) et devant la sauvagerie de la clientèle. Toujours intéressé ? Alors allez au hyperlien Après un an ou deux que vous porterez l’uniforme on en rediscutera, chialeux comme vous êtes, ça risque d’être drôle.

@ laroval (Réponse à la suggestion de plafonnement salarial)

L’employé de la ville qui signe la lettre envoyée à M. Lagacé fait probablement du 9 à 5, ne travaille pas les jours fériés, n’a pas ou peu de contact avec le public, a ses week-ends et n’a pas attendu 16 ans avant de les avoir et a sûrement plus que trois heures trente minutes par jour de vie familiale.

Lorsqu’on parle de conduite automobile sur ce blog la plupart des gens trouvent que la circulation est un enfer en ville, et il n’y passent que deux ou deux heures trente maximum par jour et c’est un calvaire qui les mets dans tous leurs états. Nous on passe toute la journée dedans à se faire couper, à entendre des gérants d’estrades nous brailler leurs doléances, madame chose qui veut vous raconter ses maladies et sa ménaupause, ou garder son calme quand quelqu’un veut aller au coin de Pie IX et la 12-ème avenue. Tu as beau répéter que c’est impossible, tu dois lui expliquer de 5 à 10 fois que c’est parrallèle, que ça ne se touche pas, mais ça ne comprend toujours pas (même en faisant le geste) et qui te trouve “ben bête” si tu montres un peu d’exaspération à la 11- ème tentative et j’en passe sans compter le moron qui te traite de tous les noms si tu lui demandes de payer son passage correctement. Ça fait que des fois votre chauffeur, il peut en avoir un peu marre et n’a pas forcément le sourire aux lèvres lorsque vous montez. La bêtise humaine peut atteindre des profondeurs abyssales, ce qui n’est rien pour vous remonter le moral lorsqu’on y est confronté aux 15 minutes. De plus, moi, quelqu’un qui me sourit plus que 10 secondes, j’avoues que ça me provoque un malaise et me porte à me poser des questions sur la santé mentale de mon interlocuteur. Il y a eu récemment un article dans la Presse là-dessus. Mais si ça vous prend un sourire absolument découpez un photo d’André Boiclair et apposez la sur votre mur, normalement après une heure vous n’en pourrez plus. Je ne peux parler pour les autres chauffeurs mais si jamais on se croise et que vous me dites “bonjour” soyez assurée que je vous répondrai par la pareille et si vous dites “merci” vous aurez droit à un “bienvenue”.

Au printemps dernier quelqu’un avait organisé une manifestation au centre ville contre la grève des employés d’entretien, il n’y avait environ que dix personnes présentes. Au moment où j’écris ces lignes il n’y a eu que trois réactions sur ce blog. Wow ! Ça vous tient vraiment à coeur.

Sans rancunes.



Les travaillistes de retour au pouvoir en australie
novembre 25, 2007, 11:30
Classé dans : Australie, Irak, John Howard, Kevin Rudd, Kyoto, Workchoices, harper, élections

Après plus de 10 années de gouvernance conservatrice, le parti travailliste est de retour au pouvoir en Australie.

John Howard, éternel allié de Bush dans les guerres contre l’Irak et le protocole de Kyoto, y aura perdu le pouvoir et son propre siège.

Stephen Harper perd lui aussi un compagnon de taille. Il faut croire que la population australienne n’a pas cru que le protocole de Kyoto était “une erreur que le monde ne doit jamais répéter” puisque celui-ci a été un enjeu majeur de la campagne et aura contribué à la défaite du parti conservateur.

Outre la question environnementale, les débats entourant la guerre en Irak et l’inefficacité des réfomes législatives en matière de travail ont constitué les pierres angulaires de cette campagne.

Précisons ici que le gouvernement australien s’était lancé dans une vaste réforme du droit du travail en décentralisant les négociations collectives et en favorisant largement l’individualisation du rapport salarial au détriment de l’action collective dans l’implantation des protections reliées à l’emploi.

En bref, une belle poutine à la sauce “libre-marché” baptisée “Workchoices”, un joli vocable néolibéralement emballée venant nous rappeler la superpuissance de l’individu et de ses libres choix dans la bataille pour de meilleures conditions de travail dans le monde de l’emploi.

Devant les conséquences pathétiques de cette réforme, la population n’aura pas gobé plus longtemps le discours du “nécessaire” démantèlement des droits des travailleurs dans le but d’implanter un monde du travail plus “productif”, plus stable et moins précarisant. Au surplus, ils auront réagi contre la tendance lourde vers une diminution des salaires chez les salariés les plus défavorisés. Il faut croire que les “forces du marché” s’étaient levé du mauvais pied en Australie…

Vu d’ici, la situation de l’Australie est très intéressante. Ils auront vécu quelques années avant nous le virage conservateur et le démantèlement de plusieurs programmes sociaux.

Aujourd’hui, ils font volte-face et élisent un gouvernement prêt à rétablir certains droits. Ils quittent le bateau “Anti-Kyoto” et acceptent de remettre en question certaines politiques douteuses issues de l’orientation idéologique du parti qui quitte le pouvoir.

Ainsi, dans les mois qui viennent, les australiens s’apprêteront à revoir un modèle vers lequel certains acteurs d’ici voudraient bien tendre progressivement, notamment en matière de financement de l’éducation et de politique du travail.

À suivre…



Labeaume se démarque au forum citoyen de radio-canada
novembre 20, 2007, 11:07
Classé dans : Ann Bourget, Regis Labeaume, québec, élections

J’ai réussi à me faufiler ce soir Cabaret du Capitole pour assister au forum citoyen de Radio-Canada sur les élections municipales à Québec.

Radio-Canada avait invité les six candidats en avance dans les sondages: Bellemarre, Bourget, Dolbec, Labeaume, Larose et Légaré.

Bourget est la candidate à abattre pour les autres prétendant à la mairie. Labeaume semble le seul en voie de la remplacer en tête des sondages. Une course à deux qui est loin d’être terminé.

Oui, une course à deux. Les autres semblent plutôt en support à l’un ou l’autre des candidats. Larose colle à ses dossiers mais personne ne l’écoute, Bellemarre trouve sa pertinence à travers quelques banalités qu’il développe en commun avec Labeaume alors que Dolbec semble le soutien officiel version “affairiste” de Bourget.

Ce soir, c’est Labeaume qui a tiré son épingle du jeu. On le sentait passionné, en confiance et je dirais même charismatique. Avouons qu’il avait la partie un peu plus facile. Personne ne l’attaquait directement. En contrepartie, il aura su se concentrer sur une ou deux critiques à l’endroit de Bourget. Des critiques de fonds, bien rôdés, qui vont droit au but.

Bourget, elle, devait faire face à la musique. Tous contre elle. Pas facile. Légaré, candidat indépendant avec une infime chance de l’emporter, n’a eu de cesse de la critiquer vertement et personnellement, peu importe le sujet. Plutôt déstabilisant et, de mon point de vue, déplacé.

Malgré tout, je demeure persuadé que Bourget aurait pu mieux faire. Son discours était en surface, plutôt dilué de lieux communs. Elle paraissait nerveuse et ébranlée. Peut-être est-ce la fatigue de la campagne de terrain qui commence à faire son oeuvre.

Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue qu’ Ann Bourget demeure en avance. Elle pourrait toutefois trouver la fin de la campagne un peu longue si elle ne met pas les bouchées doubles. Labeaume s’en vient. En tout cas, il est en forme.

Pour le moment, je suis un peu piégé par rapport au choix d’un candidat. Je sais que d’un point de vue personnel, Bourget et Labeaume sont des individus sympathiques. Labeaume peut-être même un peu plus.

Du côté d’Ann Bourget, la pâte ne lève pas. Je colle à ses idées, je voudrais être convaincu mais il lui manque un “je ne sais quoi”.

Labeaume semble plus convaincant mais je dois avouer que malgré tout, un bon doute subsiste dans mon esprit, surtout lorsqu’il est question de son approche en terme de finance et de négociation.

La ligne dur à la mairesse Boucher face aux employés , ça ne passe pas dans mon esprit et ça mènera la ville vers un jolie désastre sur fond de 400e. L’idée des négociations sur la place publique, ça tient du n’importe quoi.

Je me donne encore un peu de temps pour comprendre l’approche de Bourget en terme de négociation. À part les demandes, rien ne semble très clair de ce côté.

J’en ferai probablement la pierre angulaire de mon choix électoral. À suivre…



Martineau et Dieudonné: Comprend pas…
novembre 14, 2007, 1:07
Classé dans : 3950, Bulle, Dieudonné, Martineau, médiatique, vidéo

Oui je suis en retard, mais je ne la comprend pas. En fait, je la comprend trop.

L’affaire Martineau-Dieudonné est un exemple typique de la gangrène qui afflige nos médias. Foutez-moi la paix, il ne s’est rien passé ce soir là.

Tout au plus, deux grosses têtes ont participé à une émission de grosses têtes, pour faire la grosse tête. Pas surprenant. Me semble.

Mais dans notre merveilleux monde du vedettariat journalistique, où celui qui écrit passe avant le contenu, c’est toujours utile de gonfler un peu les personnages.

C’est exactement ce qui s’est passé cette semaine. On a ajouté une brique au monument Martineau. On a ajouté une brique au monument Dieudonné. Combien d’articles de journaux ? Combien de chroniques ? Merde.

Mais surtout: Combien ont écouté l’émission ?

Combient sont allés à la source ? Beaucoup plus facile de lire le topo, de se laisser bourrer, d’embarquer dans le cycle. De ne plus chercher. D’avoir trouvé la vérité, sans même s’être posée une seule question.

Tenez, il est ici.  Le vidéo de la “fameuse” rencontre entre Dieudonné et Martineau.

Rien pour écrire à sa mère. Oui, Martineau se fait boucher. Pour ceux qui ne l’apprécie pas particulièrement, c’est drôle. Le voir s’embourber dans un argumentaire unidirectionnel du type “avec” ou “contre” l’Iran, “avec” ou “contre” l’Irak”, ce n’est rien pour solidifier l’impression que je peux avoir de ses piètres raisonnements.

Mais Dieudonné n’est pas plus brillant pour autant. Même sous le couvert de la fuite de la pensée unique, il en dit des conneries. Et son argument du “j’y suis allé”, “je l’ai vu” ne tient pas. Les journalistes y vont aussi sur le terrain. Même si c’est leur job, ça ne les empêche pas de se faire bourrer.

Mais bon, les conneries de Martineau, ça nous change un peu des conneries de Dumont.

Ça, je n’ai même pas le coeur de vous en parler. L’ineptie se décrie plutôt mal de manière sérieuse.

Bon, je m’en vais déposer une motion de blâme entre deux ou trois abolitions de commissions scolaires. Vous me rappelerai quand les municipalités se seront départagés les écoles.

Faudrait peut-être vérifier le taux de participation des assemblées de circonscription de l’ADQ, au cas où certaines d’entre-elles mériteraient d’être abolies.



Les Goules: La fête des morts !
novembre 4, 2007, 9:32
Classé dans : Les goules, fete des morts

Ce sont les imprévus de la vie qui sont souvent la source de nos moments les plus heureux.  J’en ai encore eu une preuve en fin de semaine. C’était la fête des morts à Québec. Non pas celle-là.

Celle du groupe Les Goules. Une dernière série de trois shows avant une pause (?) de longueur indéterminée. C’est toujours aussi décadent de les voir. J’y ai été vendredi et avant même d’être ressorti de la salle, j’avais décidé d’y retourner le lendemain.

Les Goules, c’est vrai,  ce n’est pas le style de tout le monde. Certains peuvent trouver que ça “arrache” un peu trop.

Mais en spectacle,chaque fois que j’y ai amené quelqu’un, il en est ressorti complètement survolté.

Vous les avez manqué ? Honte à vous !

La bonne nouvelle ? C’était un spectable tournage, vous pouvez donc surveiller la sortie du DVD.

Avec un peu de chance, vous pourrez peut-être me voir faire le crabe en train de lancer de la mousse de toutou décapitée. De toute beauté.

Merçi à “fectostyle” de m’avoir embarqué dans cette galère. C’est toujours un plaisir de jouer les “randoms” en ta compagnie.