Tetoine’s Palace


Sur les services essentiels et la grève
janvier 27, 2008, 1:13
Classé dans : CSN, services essentiels, syndicat

Pour les quelques grenailles qui osent encore s’aventurer ici malgré ma pause… je la suspend aujourd’hui le temps d’un petit lien vers un article sur cyberpresse… Il faut croire que ça me prenait un dernier clin d’oeil syndical sur ce blogue.

Les services essentiels seraient devenus une notion trop élastique selon les syndicats. Dans cet article, on retrouve les commentaires de deux présidentEs de fédération de la CSN.  Je pense que ça vaut vraiment la peine d’y jeter un coup d’oeil.

À retenir:

La notion de services essentiels n’est pas utilisée publiquement et politiquement tel qu’elle est définie légalement, ce qui ouvre la porte à des stratégies de manipulation de la part de nos gouvernements ou de la partie désireuse de faire appliquer les services essentiels.

Le recours systématique aux services essentiels, en déséqulibrant le rapport de force entre les parties, peut contribuer à étirer les négociations.

Les médias, dans le cadre des conflits de travail, deviennent trop souvent les simples porte-étendards des usagers.

D’ailleurs, si vous voulez me faire une faveur, utilisez les précieuses minutes que vous consacriez à ce blogue pour  vous informez des réelles demandes syndicales et patronales lorsqu’un conflit de travail éclate et qu’il est médiatisé.

Ne vous fiez pas à ce qui est rapporté dans les journaux. Trop souvent, les journalistes n’en font qu’une question salariale alors que c’est rarement le cas.

Je ne leur en veut pas, il ne sont pas formé pour comprendre, et tant que les journaux se vendent…



Pause.
janvier 23, 2008, 10:57
Classé dans : L'actu, sérieux là!

Pause. Pour un temps ou pour toujours.

Merçi à tous les blogueurs qui m’ont fait découvrir la blogosphère.

Amusez-vous dans les archives si vous ne l’avez jamais fait. Vous pouvez faire des recherches par mot-clé. Prenez aussi le temps de le faire sur les blogues encore très actifs. De cette façon, leurs écrits seront moins éphémères.



Le cirque.
janvier 23, 2008, 10:53
Classé dans : cirque université

vant ma pause, voici un dernier billet, un peu inachevé, qui vaut peut-être quand même la peine d’être lu.

C’est l’histoire du cirque Universimo.

Il était une fois un dompteur, des lions et une foule.

Il y a 30 ans, un grand dompteur avait décidé de fonder, au Québec, l’une des plus belles troupes de cirque du monde.

Il avait fait le tour de la planète pour trouver les meilleurs animaux. Il avait fait des lions son principal outil d’attraction. Son cirque s’est développé considérablement. La foule était complètement abasourdi devant les prouesses que faisaient ses protégés.

Le secret du dompteur ? Il avait un projet. Celui d’éduquer la foule et de leur montrer que ses lions étaient capables de se surpasser, s’ils avaient l’encadrement recquis. C’est le dompteur qui apprenait tout aux lions, mais surtout, il en prenait soin. Il les nourissait avec la meilleure bouffe disponible et les transportait de ville en ville dans des wagons d’un luxe épatant.

Avec le temps, le cirque est devenu un incontournable. La foule en redemandait toujours plus, conscient de la nécessité de cette nouvelle attraction et de la motivation que cela leur insufflait. Le dompteur profitait bien des succès de son initiative et les lions poursuivaient leur développement grâce à l’encadrement qui leur était si cher.

Un jour, un vieil homme pris le dompteur à part et lui demanda: Pourquoi traiter tes lions ainsi ? Ne sont-ils pas que des animaux ? Pourquoi ne pas leur donner le nécessaire pour qu’ils puissent répondre au besoin de la foule, sans plus ? Pourquoi ne pas investir ailleurs ? Plusieurs cirques n’en font pas autant que toi et obtiennent les mêmes résultats…

Le dompteur réfléchi et se dit, qu’au fond, le vieil homme avait raison. Il changea la nourriture des lions et vendit les wagons luxueux. Désormais, les lions allaient donner le même spectacle mais avec moins d’appui.

Et cela a fonctionné un temps. Les lions sont retourné sur scène, avec l’espoir d’un retour en arrière, il se sont accroché. La foule ne vit aucun changement. Même spectacle, même émotion. Seul le dompteur savait.

Puis, les lions commencèrent à être malade. À manger les restes d’anciennes tournées, le spectacle dépérissait. La foule commença a rechigner. Le dompteur dit alors à la foule: Mes lions n’en peuvent plus. Ils ne sont plus en mesure de donner le meilleur d’eux-mêmes.

La foule, n’y comprenant rien, demanda au dompteur de changer ses lions. Après tout, puisque rien n’avait changé, si le spectable était moins bon, cela devait être à cause des lions.

Le dompteur leur annonça alors qu’il serait beaucoup plus sévère avec les lions qui ne faisaient pas l’affaire et qu’il n’accepterait pas que la qualité de son spectable diminue.

La foule applaudit.

Les lions, dépourvu, ont dû s’adapter à cette nouvelle réalité. Mais la qualité du spectacle ne revint pas.

Et c’est ainsi qu’après avoir étouffé nos universités depuis 10 ans, le gouvernement du québec demande des comptes aux institutions en espérant que le peuple applaudissent en se disant que rien n’a changé…