Tetoine’s Palace


Déconstruire le savoir…
avril 14, 2008, 2:20
Classé dans : Bribe du quotidien | Mots-clefs: , , ,

En tant que brave auxiliaire de recherche et d’enseignement, je me tape quelques corrections de travaux des étudiants du bacc en ce moment. J’ai la chance de pouvoir choisir les cours que je corrige, alors ça ne m’emmerde pas trop.

Je remarque cependant une tendance plutôt inquiétante.

La génération 2.0 ne semble pas faire la distinction entre l’information vérifiée et celle qui est tout simplement garrochée sur le web, sans filtre.

Il y avait bien quelques références “Wikipédia” ici et là dans le passé. Inquiétant, certe, mais pas dramatique.

Cette année, on me cite parfois des blogues.

Je n’en reviens pas.

Pour nous, blogueurs, cela peut paraître une bonne chose. Cela illustre l’influence du médium.

 Mais dans un contexte où tout ce qui se discute sur la blogosphère est à caractère essentiellement éditorial, pour l’avancement des connaissances, c’est très préoccupant.

Parlez-moi de sociologie des organisations et je vous citerai un blogue.

Faut le faire.

 


3 commentaires jusqu'à présent
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Bonjour Tetoine,

Durant mes cours en histoire, certains enseignants interdisaient ce genre de références. D’autres les permettaient, mais jamais plus d’une par travail et toujours en sus des références principales exigées.

Je n’en ai personnellement fait usage qu’une seule fois et il s’agissait d’une reproduction électronique d’une monographie non disponible à la bibliothèque. En d’autres cas, je ne saurais dire de quelle façon mes professeurs jugeaient de la pertinence et de la rigueur de ces documents.

Commentaire par Gradlon

Justement, mon dernier billet est basé sur deux autres billets de blogueurs… Le sujet étant la convergence médiatique de Radio-Canada avec La Presse, et les liens qu’entretient La Presse avec des intérêts privés, faits démentis, occultés par ceux-là, il est évident que mes sources sont donc des blogueurs, pour la qualité de leurs analyses, et surtout leurs informations privilégiées, résultat de leurs recherches…

Dans ce cas, il est clair que cela consiste à une sorte d’enquête citoyenne qui a surtout pour but de faire ressortir des informations que ces médias ne relayeront pas, et pour cause! Il ne reste donc que la blogosphère et les sites de journalisme citoyen pour publier ces questionnements et ces fragiles informations.

En plus, mon billet pose la question de l’objectivité des médias alors…

Commentaire par renartleveille

@Gradlon: Pour une monographie disponible librement sur internet et non à la bibliothèque, lorsque c’est l’original, je ne vois aucun problème.

@Renard: Dans le cas d’une enquête journalistique, je pense que c’est différent. Aujourd’hui, tu joues le jeu de la blogosphère en relayant de l’information qui peut être ou non véridicte. Le fait de la reproduire suscite un mouvement qui permettra de la vérifier. En ce sens, le rôle de la blogosphère n’est pas si bête. Mais à un moment ou à un autre, il faudra bien un journaliste qui aura pris le temps de contacter tous ceux qui sont impliqués et qui rassemblera toutes les informations en évaluant leurs pertinences. Dans le cas qui nous occupe, ce serait plutôt surprenant que ce type proviennent d’une boîte de Gesca ou de Radcan :)

Commentaire par Tetoine




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